38 - Sad
- SOURATE DE SAD
88 versets
Révélée tout entière à la Mecque à la suite de la sourate de la Lune
Sâd wa-l-Qur'âni dhi-l-dhikri bali-l-ladhîna kafarû fî 'izzatin wa shiqâqin kam ahlaknâ min qablihim min qarnin fanâdaw wa lâta hîna manâsin
Je jure par le Coran et ses enseignements, que les incrédules sont aveuglés par la morgue et l'esprit de rébellion. Que de générations n'avons-nous pas anéanties avant eux? En vain, implorèrent-elles du secours, elles ne purent échapper à leur châtiment.
L'expression: «Je jure par le Coran et ses enseignements» signifie, d'après Ibn Abbas, que ce Coran est noble et glorieux, et occupe la place la plus éminente parmi les autres Livres célestes. Sans doute, le Coran est le Livre le plus noble, qui renferme les rappels, les avertissements, les menaces et autres enseignements. Quant à la «réponse» au serment divin, elle est le verset qui s'ensuit:
que les incrédules sont aveuglés par la morgue et l'esprit de rébellion
D'autres ont répondu qu'elle est la sourate toute entière.
Que les incrédules sont aveuglés par la morgue et l'esprit de rébellion
Cela signifie que ce Coran est un Rappel pour ceux qui en tirent profit de ses enseignements dont les impies n'en ont rien profité, car ils persistent dans leur orgueil et leur dissidence, ou leur rébellion et leur opiniâtreté. Puis Dieu effraie ces gens-là par le supplice qu'il a infligé aux générations passées:
Que des générations n'avons-nous anéanties avant eux?
et à la vue de ce supplice, ils crièrent (au secours), mais hélas! il n'était plus temps de s'en échapper, tout comme Dieu a montré aussi leur cas dans ce verset:
Quand ils sentirent la rigueur de notre répression, ils s'enfuirent hors de leurs villes (21:12)
wa 'ajibûu 'an jâ'ahum mundirum-minhum waqâla-l-kâfirûna hâdhâ sâhirun kadhdhâbun 'aja'ala-l-'âlihata 'ilâhan wâhidan 'inna hâdhâ lashay'un 'ujâbun wa-n-talaqa-l-mala'u minhum 'animshû wasbirû 'alâ 'âlihatikum 'inna hâdhâ lashay'un yurâdu mâ sami'nâ bihâdhâ fî-l-millati-l-'âkhirati in hâdhâ 'illâ-khtilâqun 'a'unzila 'alayhi-d-dhikru min bayninâ bal hum fî shakkin min dhikrî bal lammâ yadhûqû 'adhâbî 'am 'indahum khazâ'inu rahmati rabbika-l-'Azîzi-l-Wahhâbi 'am lahum mulku-s-samâwâti wa-l-'ardi wamâ baynahumâ falyartaqû fî-l-'asbâbi jundum mâ hunâlika mahzûmum-mina-l-'ahzâbi
Les Arabes trouvent étrange d'avoir pour Prophète un homme comme eux. Les incrédules disent: «Cet homme est un magicien imposteur» Comment, il prétend réunir les divinités en une seule? c'est vraiment là une chose extravagante. Leurs chefs se dispersèrent sur ces paroles: «Allez et gardez confiance dans vos dieux. Le reste cache des intentions qui nous échappent. Nous n'avons rien entendu dire de pareil dans les autres religions. C'est là pure invention. Comment, il aurait été le seul d'entre nous à recevoir des révélations». Oui, ils doutent de mes révélations car ils n'ont pas encore éprouvé mes châtiments. Disposent-ils des trésors de grâce de ton Seigneur, le Puissant et le Généreux? Disposent-ils des cieux et de la terre et l'espace qui les sépare? Qu'ils montent donc dans les cieux. Loin de là, viles troupes que celles des confédérés, troupes vouées à la défaite.
Les polythéistes s'étonnèrent et s'exclamèrent que le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- est venu les avertir. Dieu a dit aussi :
Qu'y a-t-il d'étonnant à ce que nous ayons donné mission à l'une d'entre vous d'avertir ses semblables (10:2)
Pour manifester leur étonnement, ils s'écrièrent : «Cet homme est un magicien et un imposteur», en prétendant que l'Adoré est un seul Dieu !
Car ils avaient hérité de leurs ancêtres l'adoration de plusieurs divinités. Et quand le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- leur demanda de délaisser un tel culte, ils ne furent que de plus étonnés et s'exclamèrent : «C'est vraiment là quelque chose d'extravagant». Leurs chefs et leurs notables leur ordonnèrent alors de persévérer dans leur culte sans y prêter attention ou donner d'importance à cette nouvelle religion monothéiste, et de ne plus répondre à l'appel de Mouhammad. «Le reste cache des intentions qui nous échappent».
La raison pour laquelle ces versets furent révélés : Ibn Jarir rapporte qu'Ibn Abbas a raconté : «Quand Abou Taleb tomba malade, un groupe de Qoraichites vinrent lui rendre visite, parmi eux se trouvait Abou Jahl. Ce dernier dit à Abou Taleb :
Ton neveu injurie nos dieux. Il nous dit et fait telle et telle chose. Pourquoi ne le mandes-tu pas et tu lui demandes de cesser tout cela ?
Abou Taleb convoqua le Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue-. Quand le Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- entra, il trouva une seule place vacante entre les hommes et son oncle. Remarquant cela, Abou Jahl sauta pour l'occuper car il croyait que si Mouhammad se mettait juste à côté de son oncle, ce dernier pourrait s'attendrir envers son neveu. Le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue-, ne trouvant aucune place pour lui, s'assit tout près de la porte.
Abou Taleb lui dit :
Ô fils de mon frère, tes concitoyens se plaignirent de toi, prétendant que tu injuries leurs divinités et tu dis telle et telle chose à leur encontre
Il lui répondit :
Ô oncle, je ne leur demande que de dire un seul mot, et, une fois dit, les autres arabes se soumettraient à eux et les non-arabes leur payeraient le tribut
Les hommes présents éprouvèrent alors un sentiment d'effroi en entendant ces paroles et dirent :
Tu nous demandes de prononcer un seul mot et tout cela sera réalisé ? Par Dieu, nous dirons dix fois autant ! Quel est ce mot ?
Et Abou Taleb de répéter leurs paroles : «Quel est ce mot, ô mon neveu ?». Le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- leur répondit : «Dites : "Il n'y a d'autres divinités que Dieu"». Effrayés par ces paroles, les hommes se levèrent aussitôt, époussetant leurs habits en s'écriant :
Comment, il prétend réunir toutes les divinités en une seule ? C'est vraiment là quelque chose d'extravagant
Ces versets furent alors révélés jusqu'à «car ils n'ont pas encore éprouvé mes châtiments».
Nous n'avons rien entendu dire de pareil dans les autres religions
soit de la religion polythéiste, soit de la religion chrétienne, comme l'a avancé Ibn Abbas. Voulant dire par là que si ce Coran était une vérité provenant du Seigneur, les chrétiens nous l'auraient déjà dit. «C'est là pure invention». Ils considérèrent comme étrange que ce Coran soit révélé à Mouhammad seul en dehors d'eux, comme ils avaient dit auparavant :
Que ce Coran n'a-t-il été révélé à quelque personnage de deux villes (43:31)
Leur réponse n'émane que de leur ignorance et de la fragilité de leur foi, et d'autre part, parce qu'ils n'ont pas encore goûté le châtiment de Dieu.
Puis Dieu montre à ses serviteurs qu'Il est le seul qui dispose de tout ce qu'Il a créé, comme Il guide qui Il veut, égare qui Il veut et fait descendre la révélation sur qui Il veut. Il dit :
Disposent-ils des trésors de grâce de ton Seigneur, le Puissant et le Généreux
qui fait largesses à qui Il veut ou mesure ses dons. À ce propos Dieu a dit ailleurs :
Viendraient-ils à acquérir un peu de pouvoir qu'ils ne donneraient même pas une pelure de datte ! Pourquoi jalousent-ils les gens qu'Allah a honorés de sa grâce (4:53-54)
Quant à la révélation que le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- recevait en dehors des autres, on cite ce qu'en fut du peuple de Saleh qui avaient tenu les mêmes propos :
Aurait-il été préféré à nous tous pour recevoir un message ? Non. C'est un menteur effronté. Ils apprendront un jour qui est un menteur effronté (54)
Si ces négateurs impies prétendent être tellement puissants et disposer des cieux et de la terre, «Qu'ils montent donc dans les cieux». Qu'ils sachent que cette troupe, celle des confédérés, sera détruite et connaîtra sa défaite, et subira le sort qu'ont subi les générations passées parmi les incrédules. Dieu a dit ailleurs :
Dirent-ils que nous sommes assez nombreux pour nous défendre ? Votre nombre ne tardera pas à ployer et à être mis en déroute (54:44-45)
kaddabat qablahum qawmu Nûhin wa 'Âdun wa Fir'awnu dû-l-'awtâdi wa Thamûdu wa qawmu Lûtin wa 'ashâbu-l-'aykati 'ûlâ'ika-l- 'ahzâbu 'in kullun 'illâ kaddaba-r-rusula fa haqqa 'iqâbi wa mâ yanzuru hâ'ulâ'i 'illâ sayhatan wâhidatam-mâ lahâ min fawâqin wa qâlû rabbanâ 'ajjil lanâ qittanâ qabla yawmi-l-hisâbi
Avant eux, les peuples de Noé, d'Ad et de Pharaon, l'homme aux pieux, renièrent leurs Prophètes. Il en fut de même des Thémoudites, du peuple de Loth et les habitants de Laïka qui se coalisèrent contre Allah. Tous traitèrent mes envoyés de menteurs et s'attirèrent ma répression. Qu'attend ce peuple ? que les grondements d'un cataclysme le surprennent brutalement et l'anéantissent. Ils disent : «Seigneur, avance notre châtiment sans attendre le jour de la résurrection»
Dieu cite les générations passées et les peuples qui ont précédé ces impies Qoraïchites, tels que le peuple de Noé, les 'Adites, les Thémoudites, le peuple de Pharaon, le peuple de Loth et les hommes de Laïka (qui adoraient un certain arbre), et qui traitèrent leurs Prophètes d'imposteurs, et comment Il les a punis par les différents moyens de supplices, comme nous en avons parlé auparavant et dans différentes sourates. Ceux-là étaient plus puissants et plus nombreux, et pourtant ils n'ont pas pu échapper au châtiment de Dieu. Donc que ces Qoraïchites impies s'en souviennent. «Qu'attend ton peuple» ô Mouhammad «que les grondements d'un cataclysme le surprennent brutalement et l'anéantissent». Car l'heure les surprendra bientôt et quelques-uns de ces signes se sont déjà produits. Dieu ordonnera à Israfel de sonner dans la trompette, qui sera le cri de foudroiement, et voilà les hommes qui seront terrassés qu'ils soient des habitants des cieux ou de la terre, sauf ceux que Dieu a exceptés. «Ils disent :
Seigneur, avance notre châtiment sans attendre le jour de la résurrection
en reniant par ces paroles la survenue de l'heure ou le jour de la résurrection, tout comme ils ont dit ailleurs :
Grand Allah, si la vérité qu'on nous proclame vient vraiment de Toi, fais tomber sur nous une pluie de pierres ou inflige-nous un châtiment épouvantable (8:32)
D'autres ont interprété cela en disant que les impies demandaient à Dieu de hâter leurs parts du Paradis dans ce monde si vraiment il existe dans l'au-delà. D'autres encore ont commenté cela en disant que les impies hâtaient leurs parts soit du bien soit du mal, une opinion qui fut soutenue par l'auteur de cet ouvrage. Ils n'ont demandé ce bien ou ce mal que par moquerie. Et Dieu d'exhorter son Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- à être patient et à supporter leurs méfaits en lui promettant la victoire sur eux.
-s-sbir 'alâ mâ yaqûlûna wadkur 'abdanâ Dâwûda dâl-'aydi 'innahu awwâbun 'innâ sahharanâ-l-jibâla ma'ahû yusabbihna bi-l-'asiyyi wa-l-'isrâqi wa-t-tayra mahsûratun kullun lahu 'awwâbun wa saddadnâ mulkahû wa 'ataynâhu-l-hikmata wa fasla-l-hitâbi
Endure patiemment leurs propos. Souviens-toi de notre fidèle David, si ferme et si plein de déférence pour nous. Nous avons imposé aux montagnes de chanter nos louanges, en même temps que lui, matin et soir. Nous l'avons imposé aussi aux oiseaux qui l'entouraient. Tout lui obéissait. Nous affermîmes son royaume. Nous lui donnâmes la sagesse et l'art de trancher les différends.
Dieu mentionne son Prophète et Son serviteur David -que Dieu le salue- qui était muni d'une force corporelle et d'une sagesse. A son propos, le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- a dit:
La meilleure prière préférée à Dieu est celle de David, le meilleur jeûne aux regards de Dieu -à Lui la puissance et la gloire- était celui de David. Il dormait la moitié de la nuit, faisait la prière durant son tiers et se rendormait le sixième restant. Il jeûnait un jour et rompait le jour suivant. Il ne fuyait pas au moment de l'assaut
«Rapporté par Boukhari et Mouslim» [1].
«... et si plein de déférence pour nous». En d'autres termes: Il est toujours prompt à revenir à Dieu. Car il confiait toutes ses affaires à Dieu en revenant à Lui à tout moment.
Nous avons imposé aux montagnes de chanter nos louanges, en même temps que lui, matin et soir
Dieu a soumis les montagnes à David pour qu'elles célèbrent Ses louanges quand le soleil se lève et quand il se couche. De même, Il a imposé aux oiseaux de faire pareil, et qui sont rassemblés autour de lui. On a rapporté que les oiseaux dans l'air, entendant les glorifications de David et la récitation des Psaumes, s'arrêtèrent pour participer à ses glorifications et ses chants.
«Nous affermîmes son royaume» en le dotant de ce dont un roi du bas monde a besoin pour gouverner et maintenir son pouvoir. As-Souddy a dit que quatre mille anges le gardaient chaque jour. «Nous lui donnâmes la sagesse et l'art de trancher les différends». C'est-à-dire l'intelligence et l'équité pour juger entre les hommes. Cet art de trancher, comme a dit Al-Cha'bi, consistait à demander la présence des témoins que devait produire le plaignant et le serment du
wa hal 'atâka naba'u-l-haṣmi 'id tasawwarû-l-mihrâba 'id dahalû 'alâ Dâwûda fafazi'a minhum qâlû lâ tahaf haṣmâni bagâ ba'ḍunâ 'alâ ba'ḍin fahkum baynanâ bil-haqqi walâ tusṭiṭ wahdinâ 'ilâ sawâ'i-s-sirâṭi 'inna hâdâ 'ahî lahû tis'un wa tis'ûna na'jatan waliya na'jatun wâhidatun faqâla 'akfilnîhâ wa 'azzanî fî-l-hitâbi qâla laqad ẓalamaka bisu'âli na'jatika 'ilâ ni'âjihî wa 'inna katîran mina-l-hulatâ'i layabgî ba'ḍuhum 'alâ ba'ḍin 'illâ-l-ladîna 'âmanû wa 'amilû-s-sâlihâti wa qalîlun mâ hum wa ẓanna Dâwûdu 'annamâ fatannâhu fastagfara rabbahû wa harra râki'an wa 'anâba fagafarnâ lahû dâlika wa 'inna lahû 'indanâ lazulfâ wa husna ma'âbin
Connais-tu l'histoire de ces plaideurs qui escaladèrent le prétoire. Ils se précipitèrent sur David qui recula de frayeur. «Ne crains rien, lui dirent-ils, nous sommes deux plaideurs, dont l'un a des torts envers l'autre. Applique-nous le droit sans passion et mets-nous dans la bonne voie. Celui que voici est mon frère. Il possède quatre-vingt-dix-neuf brebis et moi je n'en avais qu'une. Il me dit: Donne-la moi pour compléter mon troupeau. Il me domina dans la discussion» David lui dit: En te demandant ta brebis pour l'ajouter à son troupeau, ton frère a commis une injustice. La plupart des associés se dupent les uns les autres, ceux qui croient et font le bien exceptés. Mais hélas! le nombre de ces derniers est bien faible! David comprit que cette histoire le visait. Il implora le pardon de son Maître; il tomba face à terre et se repentit. Nous pardonnâmes sa faute. Il jouit d'une grande faveur auprès de nous et nous lui avons assuré une belle destinée.
L'histoire de David avec les deux plaignants fut racontée par certains exégètes en se basant sur une source Israélite, mais la plupart l'ont rejetée car elle ne convient pas d'être attribuée à un Prophète de Dieu. En voici son résumé:
David qui avait quatre-vingt-dix-neuf femmes, fut épris par la femme de l'un de ses commandants appelé Ouria, et il compta l'épouser après son divorce de son mari. Ainsi pour compléter le nombre de ses femmes à cent. Les deux plaideurs étaient les deux anges Gabriel et Michaël. La brebis désignée dans le verset signifie la femme. Après la disparition des deux anges, David comprit que c'était une épreuve de la part de Dieu. Il se prosterna et demeura face contre terre jusqu'à ce que Dieu eût bien voulu lui pardonner sa faute
D'autres ulémas ont jugé qu'il faut lire cette histoire sans chercher l'origine en confiant cela à Dieu.
Ils se précipitèrent sur David qui recula de frayeur
Car son prétoire — ou sanctuaire — n'était pas accessible à quiconque après avoir donné ses ordres aux gardes. David comprit que Dieu avait seulement voulu l'éprouver, il se prosterna et revint à Dieu, et Il lui pardonna sa faute.
En lisant ou récitant ce verset: «il tomba face contre terre et se repentit», faut-il se prosterner? Ach-Chafe'i précise que cette prosternation n'est plus obligatoire, plutôt elle est un acte de reconnaissance envers Dieu. Mais Ibn Abbas, quant à lui, a dit aussi que cette prosternation n'est pas d'obligation, mais quand même j'ai vu le Messager de Dieu — qu'Allah le bénisse et le salue — se prosterner en le récitant». On peut en déduire qu'elle est facultative, voire recommandée pour celui qui veut imiter le Prophète — qu'Allah le bénisse et le salue —.
Il jouit d'une grande faveur auprès de nous et nous lui avons assuré une belle destinée
Dieu le rapprochera de Lui au jour de la résurrection, lui accordera le rang élevé pour prix de son repentir et son équité. À ce propos le Messager de Dieu — qu'Allah le bénisse et le salue — a dit:
Au jour de la résurrection, les équitables siégeront sur des chaires en lumière à droite du Miséricordieux, sachant que Ses deux mains sont droites, ceux qui étaient justes envers leurs familles et envers ceux qui étaient sous leur pouvoir (Boukhari)
Ibn Abi Hatem rapporte, d'après Abou Sa'id Al-Khudri, que le Messager de Dieu — qu'Allah le bénisse et le salue — a dit:
Les hommes qui seront les plus aimés de Dieu et qui seront le plus proches de Lui, sont les imams justes. Et ceux qui sont les plus méprisés, et qui subiront le châtiment le plus atroce, sont les imams injustes
yâ Dawûdu 'innâ ja'alnâka khalîfatan fî-l-'ardi fahkum bayna-n-nâsi bi-l-haqqi wa-lâ tattabi'i-l-hawâ fa-yudillaka 'an sabîli-L-Lâhi 'inna-l-ladhîna yadillûna 'an sabîli-L-Lâhi lahum 'adhâbun shadîdun bi-mâ nasû yawma-l-hisâbi
Ô David, nous avons fait de toi notre lieutenant sur terre. Juge entre les hommes avec équité. Ne suis pas tes penchants, si tu veux rester dans la voie d'Allah. Ceux qui s'écartent de la voie d'Allah encourent un châtiment
terrible. Ils sont punis pour avoir perdu de vue le jour du jugement dernier.
En voici une recommandation de Dieu à ceux qui sont investis du pouvoir de juger entre les hommes avec équité en suivant la loi descendue de Dieu -qu'il soit béni et exalté-, et de ne plus s'en écarter de peur de se dévier de la voie divine. Quant à ceux qui s'égarent loin du chemin de Dieu, qui font semblant d'oublier le jour du jugement, Il leur promet le douloureux châtiment. Ibn Abi Hatem rapporte que Abou Zar'a récitait du Coran devant Al-Walid Ben Abdul Malek. Celui-ci lui demanda :
Alors que tu viens de lire le Livre de Dieu et l'as compris, y trouves-tu que le calife sera jugé au jour de la résurrection ?
-Ô prince des croyants, puis-je répondre en toute liberté ?, demanda Abou Zar'a. -Dis, répliqua Al-Walid, tu es sous la protection de Dieu. Abou Zar'a rétorqua : «Ô prince des croyants, tu n'es pas plus considéré de la part de Dieu que David -que Dieu le salue-. Dieu lui a conféré et la prophétie et le califat, puis Il le menace dans Son Livre et lui dit :
Ô David, nous avons fait de toi notre lieutenant sur terre. Juge entre les hommes avec équité...
Ils sont punis pour avoir perdu de vue le jour du jugement dernier
C'est-à-dire que ceux qui feignent l'oubli du jugement dernier en n'œuvrant plus pour ce jour et délaissent la loi divine, subiront un supplice atroce.
wamâ khalaqnâ-s-samâ'a wa-l-'arda wamâ baynahumâ bâtilan dhâlika zannu-l-ladhîna kafarû fawaylun li-l-ladhîna kafarû mina-n-nâri 'am naj'alu-l-ladhîna 'âmanû wa 'amilû-s-sâlihâti ka-l-mufsidîna fî-l-'ardi 'am naj'alu-l-muttaqîna ka-l-fujjâri Kitâbun 'anzalnâhu 'ilayka mubârakun li-yadabbarû 'âyâtihi wa-li-yatadhakkara 'ulû-l-albâbi
Nous n'avons pas créé sans but le ciel et la terre et ce qui les sépare. Il n'y a que les incrédules pour le penser. Malheur aux incrédules! ils seront livrés au feu. Traiterons-nous de la même façon ceux qui croient et font le bien et ceux qui se conduisent mal en ce monde? Traiterons-nous de la même façon les scrupuleux et les dépravés? Nous t'avons révélé un Livre béni dans le but que les hommes de bon sens méditent ses leçons et en tirent profit.
Dieu n'a pas créé en vain toutes les créatures, mais plutôt pour proclamer Son unicité et L'adorer puis Il les rassemblera un jour pour les juger et rétribuer chacun selon ses œuvres de sorte que le soumis recevra sa récompense et l'incrédule subira le supplice du feu. Donc ceux qui ne croient pas à la vie future et renient le jour de la résurrection, croyant que la vie présente est la seule vie, malheur à eux! ils subiront le feu qui leur est réservé.
Puis pour montrer Son équité et Sa justice entre les hommes, Dieu dit:
Traiterons-nous de la même façon ceux qui croient et font le bien et ceux qui se conduisent mal en ce monde? Traiterons-nous de la même façon les scrupuleux et les dépravés?
Il devra y avoir un jour où chacun recevra les fruits de ses œuvres bonnes soient-elles ou mauvaises. Ceux qui sont doués de raison, certes, croient en ce jour, autrement chacun se serait comporté à sa guise. Tu vois l'injuste et le dépravé jouir d'une vie aisée et d'une grande postérité et mourra ainsi. D'autre part, tu trouves le soumis et le pieux mourir privé de tous les bienfaits de ce monde, et d'autant plus il mourra opprimé. Est-il logique qu'il n'y ait pas un Juge suprême pour juger l'un et l'autre? Si un tel jour où les comptes seraient réglés par un juge équitable n'existe pas, les hommes auraient suivi leurs penchants en se déviant de la voie droite. Si le verdict juste et équitable n'est pas prononcé dans ce monde, il doit y avoir un jour où chacun sera jugé pour ce qu'il a fait dans la vie présente. Le Coran renferme entre autres enseignements, les principes de la justice et incite au bon raisonnement. Dieu a dit:
Nous t'avons révélé un Livre béni dans le but que les hommes de bon sens méditent ses leçons et en tirent profit
et observent ses prescriptions.
wa wahabnâ li Dâwûda Sulaymâna ni'ma-l-'abdu 'innahû 'awwâbun 'id 'urida 'alayhi bi-l-'ashiyyi-s-sâfinātu-l-jiyâdu faqâla 'innî 'ahbabtu hubba-l-khayri 'an dhikri rabbî hattâ tawârat bi-l-hijâbi ruddûhâ 'alayya fatâfiqa mas-han bi-s-sûqi wa-l-a'nâqi
Nous donnâmes Salomon à David. Ce fut un serviteur fidèle. Il aimait à se recueillir en Allah. On lui présenta, un soir, des chevaux de race. Il dit : « J'ai admiré ces bêtes avec une telle force que le soleil s'est couché sans que j'aie prié pour Allah. Ramenez-les-moi, dit-il. Il leur coupa aussitôt les jarrets et la tête.
Salomon hérita de son père David la prophétie, car ce dernier avait d'autres enfants de ses épouses dont le nombre atteignit la centaine des femmes libres sans les esclaves. «Il aimait à se recueillir en Allah» qui signifie qu'il était un serviteur fervent qui priait beaucoup et se repentait à Dieu tout le temps.
«On lui présenta, un soir, des chevaux de race». Salomon possédait, comme a avancé Ibrahim At-Taimi, vingt mille chevaux de race et c'étaient eux qui l'avaient distrait de la prière. Au sujet de cette cavale, on a rapporté que 'Aicha - que Dieu l'agrée - reçut chez elle le Messager de Dieu - qu'Allah le bénisse et le salue - et lui présenta certains de ses jouets. Il remarqua que parmi eux se trouvaient des chevaux faits avec des pièces de tissus et l'un d'eux avait des ailes. En lui demandant à son propos, elle répondit:
Un cheval aux deux ailes ! N'as-tu pas entendu que Salomon avait des chevaux ailés ?
Il rit de ses propos et la quitta seule.
«Il dit:
J'ai admiré ces bêtes avec une telle force que le soleil s'est couché sans que j'aie prié
En commentant ce fait, des exégètes ont dit que Salomon, en passant en revue ses chevaux qui lui plaisaient beaucoup, oublia de faire la prière de l'asr, sans que ce fût de sa part une négligence mais dû à un oubli, tout comme le Prophète qui, le jour de la bataille du fossé (Al-Khandaq) avait manqué à la prière de l'asr à cause des préparatifs du combat, et il s'en acquitta après la prière du coucher du soleil.
Ramenez-les-moi, dit-il. Il leur coupa aussitôt les jarrets et la tête
En les lui ramenant, d'après les dires de Al-Hassan, il s'écria:
Par Dieu, vous n'allez pas être la cause de ma distraction en manquant à une obligation envers mon Seigneur
Puis il ordonna de les égorger en leur coupant les jarrets et les têtes. Pour cela, Dieu lui donna en compensation mieux qu'eux en soumettant à son ordre le vent qui soufflait doucement sur son ordre là où il l'envoyait, de sorte que celui du matin soufflait durant un mois et celui du soir soufflait durant un mois. Et ce vent lui a été bien meilleur que ces chevaux.
wa laqad fatannâ Sulaymâna wa 'alqaynâ 'alâ kursiyyihî jasadan tumma 'anâba qâla rabbi-gfir lî wa hab lî mulkan lâ yanbagî li'ahadin min ba'dî 'innaka 'anta-l-wahhâbu fasakhkharnâ lahu-r-rîha tajrî bi'amrihî ruhâ'an haythu 'asâba wa-sh-shayâtîna kulla bannâ'in wa ghawwâsin wa âkharîna muqarranîna fî-l-'asfâdi hâdhâ 'atâ'unâ famnun 'aw 'amsik bighayri hisâbin wa 'inna lahû 'indanâ lazulfâ wa husna ma'âbin
Nous éprouvâmes Salomon. Nous déposâmes un corps sur son trône. Il se repentit alors. Il dit: «Seigneur, pardonne-moi. Accorde-moi une puissance que je serai seul à avoir. Tu es le dispensateur suprême.» Nous lui soumîmes le vent qui, docilement, sur son ordre, souffle là où il veut. Nous lui soumîmes les démons qui étaient maçons ou plongeurs. D'autres étaient enchaînés les uns aux autres. Voici ce que nous te donnons: distribue-le ou garde-le à ta guise. Salomon jouit d'une
grande faveur auprès de nous et nous lui avons assuré une belle destinée.
Quelle fut cette épreuve? Certains ont avancé que son fils mourut, et il fit montre de patience, et d'autres ont dit que Salomon fut atteint d'un mal qui le réduisit en faiblesse. «Nous déposâmes un corps sur son trône». Ce corps, d'après Ibn Abbas, Al-Hassan et Qatada, était un démon. «Il se repentit alors» et Dieu lui rendit sa puissance et sa splendeur. On a ajouté aussi que ce démon s'appelait Asaf ou Sakhr.
«Il dit:
Seigneur, pardonne-moi. Accorde-moi une puissance que je serai seul à avoir. Tu es le dispensateur suprême
Salomon demanda à Dieu de lui pardonner et de lui accorder un royaume tel qu'il n'existera plus pour une personne après lui. À cet égard, il est cité dans un hadith authentique, d'après Abou Houraira, que le Messager de Dieu - qu'Allah le bénisse et le salue - a dit:
Hier, un mauvais génie vint me couper la prière. Dieu - qu'il soit béni et exalté - m'a donné la force sur lui et je pus l'attacher à l'une des colonnes de la mosquée afin que vous puissiez le voir au matin. Alors je me suis rappelé des dires de mon frère Salomon - que Dieu le salue - quand il a demandé à Dieu: «Seigneur, accorde-moi une puissance que je serai seul à avoir» et je l'ai relâché
Abou Ad-Darda' - que Dieu l'agrée - rapporte: «Pendant la prière, nous avons entendu le Messager de Dieu - qu'Allah le bénisse et le salue - dire: «Je me réfugie auprès de Dieu contre toi», «et»: «Je te maudis par la malédiction de Dieu»; trois fois. Puis il tendit la main comme s'il voulait prendre quelque chose. La prière achevée, nous lui dîmes:
Ô Envoyé de Dieu, nous t'avons entendu durant la prière proférer des mots que nous ne t'avions pas entendu dire avant, et nous t'avons vu tendre ta main
Il répondit:
Cet ennemi de Dieu, Iblis, apporta un dard flamboyant voulant me brûler le visage. Je lui dis: «Je me réfugie auprès de Dieu contre toi» trois fois. Puis je lui dis: «Je te maudis par la malédiction de Dieu» trois fois aussi, mais il ne recula pas, enfin je pus l'attraper. Par Dieu, s'il n'y avait pas l'invocation de mon frère, il serait ligoté comme un jouet entre les mains des enfants de Médine
«Rapporté par Muslim» [1].
Nous lui soumîmes le vent qui, docilement sur son ordre, souffle là où il veut
Al-Hassan Al-Basri a dit:
Contre les chevaux que Salomon a égorgés pour l'avoir distrait de la prière, Dieu lui donna en compensation le vent et le soumit à son ordre, ce qui fut une puissance plus bénéfique que les chevaux
Sur son ordre, le vent le transportait à n'importe quelle contrée qu'il voulait. Dieu lui donna et soumit en plus «les démons qui étaient maçons et plongeurs». Ils lui exécutèrent des travaux qui dépassaient la capacité humaine tels que la construction des grands palais, des sanctuaires et des statues, etc. D'autres plongeaient dans la mer pour extraire les perles et les pierres précieuses. «D'autres étaient enchaînés les uns aux autres» et ceux-ci furent les démons qui se montrèrent rebelles et refusèrent d'obéir aux ordres de Salomon; ils furent enchaînés pour les punir, ou bien parce qu'ils exécutèrent mal les travaux qui leur avaient été confiés.
Voici ce que nous te donnons: distribue-le ou garde-le à ta guise
De ce que tu nous demandes, ô Salomon, comme dons et moyens de puissance, tu peux le dispenser comme tu veux, comme tu peux le retenir; tu n'auras aucun compte à rendre, tout t'est permis, tu peux en disposer à ta guise.
À ce propos, il est cité dans les deux Sahih, que le Messager de Dieu - qu'Allah le bénisse et le salue - était libre de choisir entre: être un serviteur envoyé, ou un Prophète-roi, pour donner ou priver de ce que Dieu lui accorde; il opta pour être le premier après avoir consulté Gabriel qui lui dit: «Sois modeste». Il préféra donc être un serviteur-envoyé, car ce poste est plus considéré auprès de Dieu - à Lui la puissance et la gloire - et plus élevé au jour de la résurrection, bien que le deuxième poste soit magnifique, et être un Prophète-roi dans les deux mondes est une grande faveur. Car Dieu - qu'il soit béni et exalté - avait donné à Salomon et la royauté et la prophétie, et a dit qu'il aura un beau lieu de retour en disant: «et nous lui avons assuré une belle destinée», dans la vie future.
wa-dkur 'abdanâ 'Ayyûba 'id nâdâ rabbahû 'annî massaniya-s-saytânu bi-nusbin wa 'adâbin urkut bi-rijlika hâdâ mugtasalun bâridun wa sarâbun wa wahabnâ lahû 'ahla hû wa mitlahum ma'ahum rahmatam-minnâ wa dikrâ li'uli-l-'albâbi wahud biyadika digtatan fatrib bihî walâ tahnat 'innâ wajadnâhu sâbiran ni'ma-l-'abdu 'innahû awwâbun
Souviens-toi de notre serviteur Job. Il prit Allah à témoin que Satan l'avait accablé de maladies et de peines. Frappe le sol du pied, lui dit une voix. Une source d'eau fraîche jaillit, propre à la boisson et aux ablutions. Nous lui rendîmes sa famille accrue du double. Ce fut là, de notre part, un geste de pitié et un encouragement pour qui médite. Prends une gerbe de brindilles. Frappes-en pour ne pas te parjurer. Nous le trouvâmes patient. Il fut un serviteur modèle. Il aimait à se recueillir en Allah
Dieu mentionne son serviteur et envoyé Job (Ayoub) qui fut éprouvé par toutes les sortes de maladies à tel point que tout son corps en fut atteint sauf son cœur qui resta exempt. D'autant plus, il perdit tous les moyens de subsistance qu'il jouissait auparavant, sa femme devait travailler pour lui assurer sa vie, pleine de foi et d'amour pour son mari. Elle demeura ainsi dix-huit ans sans se lasser. À savoir que Job avait une grande richesse et une grande postérité. Il devint démuni de tout, même les proches le fuyèrent à cause de sa maladie, et seule sa femme lui resta fidèle, et elle ne le quittait pas de toute la journée sauf pour aller rendre service à d'autres pour assurer la subsistance à elle et à son mari.
Après une longue endurance, Job implora le Seigneur par ces mots :
Le démon m'a atteint par une souffrance et un châtiment
en mes biens et ma famille. Le plus Miséricordieux des miséricordieux entendit ses supplications et l'exauça en lui ordonnant de se lever et de frapper le sol de son pied, et voilà qu'une source jaillit. Il lui ordonna d'en puiser de l'eau pour faire sa lotion, et par la suite toutes ses maladies disparurent. Il lui ordonna encore une fois de frapper le sol, et voilà une deuxième source d'eau qui jaillit, et il lui dit d'en boire, ainsi tout ce qu'il éprouvait dans son intérieur disparut. Il devint enfin exempt de toute maladie interne et externe, récupéra un corps sain et
Ibn Jarir et Ibn Abi Hatem rapportèrent d'après Anas — que Dieu l'agrée — que le Messager de Dieu — qu'Allah le bénisse et le salue — a dit : «Job, le Prophète de Dieu — que Dieu le salue — endura ses maladies dix-huit ans, aussi bien les proches que les amis le fuyèrent à l'exception de deux hommes qui étaient parmi les amis sincères et venaient lui rendre visite matin et soir. L'un d'eux dit à l'autre :
Sais-tu que Job avait commis un péché que nul avant lui ne l'a commis
— Quel est donc ce péché ? demanda l'autre. Et le premier de répliquer :
Depuis dix-huit ans il fut frappé par les maladies sans que Dieu ne lui fasse miséricorde pour l'en débarrasser
Une fois en présence de Job, l'un de ces deux hommes demanda à Job la cause de sa maladie, et Job de répondre :
Je ne connais rien de ce que tu viens de me raconter sauf Dieu — à Lui la puissance et la gloire — qui est le plus savant. Je passais par deux hommes qui se disputaient en prenant Dieu à témoin. Comme je répugnais la façon de leur dispute surtout en mentionnant Dieu, je donnais de mes biens aux pauvres comme expiation afin que Dieu leur pardonne
On a rapporté que, chaque fois qu'il voulait satisfaire un besoin, il s'en allait puis revenait et sa femme l'aidait. Une fois, allant satisfaire son besoin, il tarda à revenir. Dieu en ce moment-là l'inspira de frapper le sol, il s'exécuta, fit sa lotion et revint sous une belle apparence, après s'être débarrassé de toutes ses maladies. À sa vue, sa femme ne crut pas que c'était bien son mari, elle dit ensuite :
Puisse Dieu te bénir, as-tu vu le Prophète de Dieu l'éprouvé ? Si tu es vraiment ce Prophète, je n'ai vu de ma vie un homme qui lui ressemble plus que toi
Et Job de répondre : «Je suis Job, ton mari».
Abou Houraira rapporte que le Messager de Dieu — qu'Allah le bénisse et le salue — a dit :
Pendant que Job faisait sa lotion tout nu, des sauterelles d'or s'abattirent sur lui. Comme il s'occupait à les recueillir dans son manteau, Dieu l'interpella en ces termes : «Job ! Ne t'ai-je donc pas comblé de biens pour que tu puisses te passer de ce que tu vois là ?» Et Job de répondre : «Certes oui, ô Seigneur, mais je n'en aurai jamais assez de Tes faveurs». (Boukhari, Ahmed)
Nous lui rendîmes sa famille accrue du double. Ce fut là, de notre part un geste de pitié et un enseignement pour qui médite
En commentant ce verset, Al-Hassan et Qatada ont dit : Dieu fit ressusciter pour Job ses enfants deux fois plus nombreux, vivants tels qu'ils étaient. Ce fut une grâce de Dieu pour prix de sa patience et son endurance, et en même temps un souvenir pour ceux qui sont doués de raison et d'intelligence, qui doivent croire qu'après la gêne il y aura certainement une délivrance.
Prends une gerbe de brindilles. Frappe-en pour ne pas te parjurer
car une fois Job fut irrité contre sa femme et jura que, une fois rétabli, il lui appliquerait cent coups de bâton. Étant guéri, et comme il ne convenait plus à Job de punir sa femme après tous les services qu'elle lui avait rendus, Dieu lui trouva cette issue en lui ordonnant de prendre un faisceau de cent tiges d'herbe et de n'en donner qu'un seul coup à sa femme, pour tenir son serment. Ainsi il lui en aurait donné cent et aurait tenu sa promesse. Dieu fit son éloge et dit :
Il fut un serviteur modèle. Il aimait à se recueillir en Allah
et qui se repentit en revenant à lui. Dieu a dit ailleurs :
Quant à celui qui craint Allah, Allah donnera une issue favorable à ses affaires ; il lui accordera ses dons par des moyens sur lesquels il ne comptait pas
[Coran LXV. 2-3]. Les ulémas ont ajouté que ceci n'émane que de la foi.
w adkur 'ibâdanâ 'Ibrâhîma wa 'Ishâqa wa Ya'qûba 'ulî-l-'aydî wal-'absâri 'innâ 'ahlasnâhum bi hâlisatin dikrâ-d-dâri wa innahum 'indanâ lamina-l-mustafâ-l-'ahyâri wadkur 'Ismâ'îla wal-Yasa'a wa da-l-kafli wa kullum-mina-l-'ahyâri
Souviens-toi de nos serviteurs Abraham, Isaac et Jacob, pleins de mérites et de clairvoyance. Nous leur donnâmes le privilège de faire penser à la vie future. Ce sont nos bien-aimés et nos élus. Souviens-toi d'Ismaël, d'Elisée et de Zil-Kifl, tous trois serviteurs d'élite. Ceci est un avertissement...
Dieu mentionne ensuite quelques-uns de Ses serviteurs Prophètes qui furent doués d'une force et de clairvoyance. Cette force signifie le militantisme en s'acquittant de leurs devoirs envers Dieu, ou une force corporelle selon les dires d'Ibn Abbas. Quant à la clairvoyance, elle est l'instruction dans la religion de Dieu et dans la vérité.
Nous leur donnâmes le privilège de faire penser à la vie future
c'est-à-dire, d'après Moujahed, ils n'œuvrent que pour la vie future sans penser à la vie présente. Quant à Malek Ben Dinar, il a dit : Dieu les a purifiés en leur ôtant l'amour de la vie présente pour les faire préoccuper de l'au-delà. La vie future, selon les dires de Sa'id Ben Joubayr, signifie le paradis.
«Ce sont nos bien-aimés et nos élus» et les mieux partagés. Les Prophètes cités dans le verset tels qu'Ismaël, Élisée et Zil-Kifl, on a parlé d'eux auparavant dans les autres sourates.
«Ceci est un avertissement» et un Rappel pour ceux qui en profitent.
hâdhâ dhikrun wa 'inna lil-muttaqîna lahusna ma'âbin jannâtu 'adnin mufattahatan lahumu-l-'abwâbu muttaki'îna fîhâ yad'ûna fîhâ bifâkihatin kathîratin wa sharâbin wa 'indahum qâsirâtu-t-tarfi atrâbun hâdhâ mâ tû'adûna li-yawmi-l-hisâbi 'inna hâdhâ larizqunâ mâ lahû min nafâdin
Ceux qui craignent Allah auront une belle destinée. Les portes du jardin de l'Eden s'ouvriront devant eux. Ils s'y délasseront. Ils se feront servir toute espèce de fruits et de boissons. Ils auront auprès d'eux des femmes chastes et de leur âge. Voici ce qu'on vous avait promis pour le Jour du jugement dernier. Toutes ces jouissances qu'on vous procure seront éternelles.
Dieu promet à Ses bons serviteurs qui Le craignent un bon retour vers Lui et qu'ils auront le Paradis comme récompense de leurs œuvres, qui a huit portes et ils pourront y entrer par laquelle ils voudront. «Ils s'y délasseront accoudés sur des lits de repos». «Ils se feront servir toute espèce de fruits» de ce qu'ils désirent en abondance «et de boissons» comme Dieu a dit ailleurs :
Des domestiques éternellement jeunes leur offriront des coupes et des aiguières. Des gobelets remplis d'une liqueur exquise (56:17-18)
Ils auront auprès d'eux des femmes chastes et de leur âge
Ces femmes ne regarderont que leurs maris et seront du même âge. «Voici ce qu'on vous avait promis pour le jour du Jugement dernier». Tel est, en d'autres termes, le Paradis que Dieu a promis à Ses serviteurs bons et pieux, qu'ils y accéderont après leur résurrection et leur délivrance du Feu. Telles sont les donations de Dieu qui ne s'épuisent jamais, voire sont éternelles :
Ses fruits (du Paradis) se reproduisent sans cesse ; l'ombre n'en est jamais chassée. Voilà la demeure qui accueillera les croyants. Pour les incrédules, ce sera la Géhenne. (13:35)
hâdâ wa 'inna littâqîna la sarra ma'âbin jannâtun yaslawnahâ fabi'sa-l-mihâdu hâdâ fa-l-yadûqûhu hamîmun wa ghassâqun wa 'âkharu min shaklihi 'azwâjun hâdâ fawjum muqtahimum ma'akum lâ marhabam-bihim 'innahum sâlû-n-nâri qâlû bal 'antum lâ marhabam-bikum 'antum qaddamtumûhu lanâ fabi'sa-l-qarâru qâlû rabbanâ man qaddama lanâ hâdâ fazidhu 'adhâban di'fan fî-n-nâri wa qâlû mâ lanâ lâ narâ rijâlan kunnâ na'udduhum mina-l-'ashrâri 'attakhadhnâhum sihriyyan 'am zâghati-l-'absâru 'inna dhâlika lahaqqun tahâsumo 'ahli-n-nâri
Les méchants auront la plus triste des destinées. Ils seront précipités dans l'enfer. Horrible séjour. Voici votre boisson. Goûtez-la, leur dira-t-on, bouillante et pleine d'immondices. Et d'autres supplices du même genre leur seront infligés sous les formes les plus diverses. Voilà encore une bande de damnés qui pénètrent avec vous; diront les chefs. Malédiction sur eux. Ils sont voués au feu. Non, que la malédiction soit plutôt sur vous qui avez causé notre perte! quel affreux séjour que l'enfer! S'adressant à Allah, ils diront: «Seigneur, double la peine de ceux qui ont attiré sur nous le châtiment du feu. Pourquoi, dirent certains, ne voyons-nous pas des gens que nous tenions sur terre pour des misérables, et que nous méprisions? Échappent-ils à nos regards? C'est bien ainsi que les choses se passeront, c'est bien ainsi que les damnés se disputeront dans la géhenne.
A l'inverse des croyants, les impies seront voués à l'Enfer, ceux qui auront mécru, traité les Prophètes de Dieu de menteurs et auront désobéi aux ordres et enseignements de Dieu auront la triste fin et le mauvais sort au jour dernier. Ils seront abreuvés d'eau bouillante et d'une autre fétide, «et d'autres supplices du même genre leur seront infligés sous les formes les plus diverses.» A ce propos Abou Sa'id rapporte que le Messager de Dieu - qu'Allah le bénisse et le salue - a dit:
Si un seau de l'eau fétide était versé dans le bas monde, il aurait pourri les habitants
Ka'b Al-Ahbar, de sa part, a dit en commentant l'eau fétide:
C'est une source en Enfer qui renferme les venins des serpents et des scorpions. On amènera le coupable pour l'y plonger une seule fois, et il en sortira de sorte que sa peau sera tombée de son corps jusqu'à la traîner derrière lui en marchant
Quant aux genres du supplice, ils seront: le froid glacial, le souffle brûlant, l'eau fétide, le zakkoum et d'autres.
Voilà encore une bande de damnés qui pénètrent avec eux, diront les chefs. Malédiction sur eux. Ils sont voués au feu
Ceux qui entreront à l'enfer, au lieu d'échanger le salut comme feront les élus du paradis, ils maudiront les uns les autres, les uns renieront les autres, et les uns ne souhaiteront pas la bienvenue aux autres. Chaque bande s'adressera à Dieu et dira:
Seigneur, double la peine de ceux qui ont attiré sur nous le châtiment du feu
comme Dieu a dit dans une autre sourate: «La dernière, montrant la précédente, dira:
Seigneur, voilà les gens qui nous ont égarés. Double-leur le supplice du feu
Allah répondra:
Le supplice sera double pour tous. Mais vous ne savez pas ce qui vous attend. (7:38)
Chacun recevra le supplice qu'il méritera.
Pourquoi, diront certains, ne voyons-nous pas des gens que nous tenions sur terre pour desmisérables.
Ils chercheront des gens qui les prenaient pour égarés dans le bas monde, alors qu'ils étaient des croyants. Moujahed a dit: ce sont les paroles d'Abou Jahl qui dira: Pourquoi ne vois-je pas avec moi Bilal, Ammar, Yasser et un tel..? Car ils ne les verront plus à l'enfer, plutôt ils seront introduits au paradis. «Echappent-ils à nos regards?» peut-être ils sont quelque part mais nos yeux ne pourront pas les voir? Mais ils ne tarderont à constater qu'ils sont aux plus hauts rangs au paradis pour prix de leur foi. Dieu a dit à cet égard: «Les habitants du ciel diront à ceux de l'enfer:
Voici que se réalisent les promesses de notre Seigneur. Et celle qu'il vous a faites se réalisent-elles pour vous?
Ils répondront: oui. Un crieur annoncera: «Malédiction d'Allah sur les coupables.» (7:44).
C'est bien ainsi que les choses se passeront, c'est bien ainsi que les damnés se disputeront dans la géhenne
Cela signifie: Ce que nous t'avons fait savoir, ô Mouhammad, de la dispute des damnés de l'Enfer, est une réalité sans aucun doute possible.
qui 'innamâ 'anâ munzirun wa mâ min 'ilâhin 'illâ-L-Lâhu-l-Wâhidu-lQahhâru rabbu-s-samâwâti wa-l-'ardi wamâ baynahumâ-l-'Azîzu-lGaffâru qui huwa naba'un 'azîmun 'antum 'anhu mu'ridûna mâ kâna lî min 'ilmim-bi-l-mala'i-l-'a'lâ 'id yahtasimûna 'in yûhâ 'ilayya 'illâ 'annamâ 'anâ nadîrum-mubînun
Dis: Ma mission est seulement d'avertir. Il n'y a d'autre Dieu qu'Allah, l'unique, le tout-puissant, le Maître des cieux et de la terre et de l'espace qui les sépare, l'Auguste, le Miséricordieux» Dis: Ce Coran est un message important, et cependant vous le négligez. J'ignore ce qui s'est passé dans les conseils célestes au moment de leurs délibérations. Je n'ai d'autre mission que de transmettre clairement les avertissements d'Allah. .
Dieu ordonne à Mouhammed de répondre aux incrédules qui ne croient pas en Lui et en Ses Prophètes, qu'il n'est qu'un avertisseur et non un menteur ou autre comme vous le prétendez. Et sachez qu'il n'y a qu'un seul Dieu, unique qui domine tout. Il est le Seigneur des cieux et de la terre et de ce qui se trouve entre eux, et qui en dispose. Il est celui qui pardonne, le Puissant qui absout les péchés et châtie.
«Dis: Ce Coran est un message important» dont je suis chargé de vous le communiquer, et une annonce solennelle et vous vous en détournez! «J'ignore ce qui s'est passé dans les conseils célestes au moment de leurs délibérations». C'est à dire: Je ne détiens aucune science des querelles des Chefs suprêmes, si ce n'est par révélation. S'agit-il d'Adam -que Dieu le salue- comme on a dit, et d'Iblis quand il a refusé de se prosterner devant lui, ou de la discussion d'Iblis avec son Seigneur quand Il a créé Adam, ou autres sujets...
'id qâla rabbuka lil-malâ'ikati 'innî khâliqum basaram-min tînin fa'idhâ sawwaytuhû wa nafakhtu fîhi mir-rûhî faqa'û lahû sâjidîna fasajada-l-malâ'ikatu kulluhum 'ajma'ûna 'illâ 'Iblîsa-s-takbara wa kâna mina-l-kâfirîna qâla yâ Iblîsu mâ mana'aka 'an tasjuda limâ khalaqtu biyadayya 'astakbarta 'am kunta mina-l-'âlîna qâla 'anâ khayrum minhu khalaqtanî min nârin wa khalaqtahu min tînin qâla fakhruj minhâ fa'innaka rajîmun wa 'inna 'alayka la'natî 'ilâ yawmi-d-dîni qâla rabbi fa'anẓirnî 'ilâ yawmi yub'athûna qâla fa'innaka mina-l-munẓarîna 'ilâ yawmi-l-waqti-l-ma'lûmi qâla fa bi'izzatika la'ughwiyannahum 'ajma'îna 'illâ 'ibâdaka minhumu-l- mukhlaṣîna qâla fal-haqqu wal-haqqa 'aqûlu la'amla'anna jahannama minka wa mimman tabi'aka minhum 'ajma'îna
Ton Seigneur dit aux anges : « Je créerai un homme avec de l'argile. Quand j'aurai arrêté sa forme et que Je lui aurai insufflé de mon esprit, prosternez-vous devant lui. Tous les anges sans exception se prosternèrent devant lui. Iblîs seul, par orgueil s'y refusa. Il se rangea du côté des rebelles. « Ô Iblîs, lui dit Allah, pourquoi ne te prosternes-tu pas devant ce que j'ai créé de mes propres mains ? Est-ce par orgueil ou te crois-tu un trop haut personnage ? » « Je lui suis supérieur, répondit Iblîs. Ne m'as-tu pas tiré du feu alors que Tu l'as tiré de la boue ? » « Sors d'ici, lui cria Allah, lapidé que tu es. Ma malédiction te poursuivra jusqu'au jour dernier. » « Seigneur, reprit Iblîs, fais-moi grâce jusqu'à la résurrection. » « Je te fais grâce jusqu'au jour de l'instant solennel. » « Par Ta toute-puissance, je les séduirai tous sauf toutefois Tes serviteurs indéfectibles. » « Voilà la vérité, repartit Allah, et cette vérité, est que Je comblerai l'enfer de toi et de tous ceux qui prendront ton parti. »
Nous avons déjà parlé de l'histoire d'Iblis avec le Seigneur dans les sourates : La Vache, Al-A'raf, Al-Hijr, La Caverne et autres. Dieu -à lui la puissance et la gloire- avait informé les anges avant la création d'Adam qu'il allait créer un humain d'une argile extraite d'une boue malléable, et lorsque l'homme serait créé, ils devraient se prosterner devant lui par égards, respect et obéissance aux ordres divins. Les anges obtempérèrent aux ordres sauf Iblis qui refusa, car il ne faisait pas partie d'eux mais de la race des djinns. Sa nature le poussa à désobéir à Dieu et il se disputa avec Lui quant à la création d'Adam, prétendant qu'il fut créé du feu alors qu'Adam l'était de la terre. Il se montra rebelle et renia, alors Dieu l'éloigna de sa miséricorde. Il le fit descendre du Paradis honni et réprouvé.
Iblis demanda alors au Seigneur de lui accorder un délai jusqu'au jour de la résurrection. Il le lui accorda car Il est le clément qui ne hâte pas Son châtiment à celui qui Lui désobéit. Recevant cette grâce divine, Iblis se montra rebelle et s'insurgea. Il dit à Dieu :
Par Ta toute-puissance, je les séduirai tous, sauf toutefois Tes serviteurs indéfectibles
Il déclara alors qu'il allait tromper tous les hommes et les perdre sauf les fidèles à Dieu. Et le Seigneur de lui répondre :
Tu n'auras aucune prise sur Mes serviteurs sincères, seuls les insensés te suivront (15:42)
Voilà la vérité, repartit Allah, et cette vérité est que Je comblerai l'enfer de toi et de tous ceux qui prendront ton parti
Dieu a juré qu'il précipitera en Enfer tous ceux qui seront égarés par Iblis, tout comme Il a dit ailleurs :
Mais nous avons décrété de peupler l'enfer de démons et d'hommes (32:13)
qui mā 'as'alukum 'alayhi min 'ajrin wamā 'ana mina-l-mutakallifīna 'in huwa 'illā dikrun lil'ālamīna walata'lamunna naba'ahu ba'da ḥīn
Dis : « Je ne sollicite aucune rétribution et je n'ai rien d'un beau parleur. » Le Coran est une leçon pour l'univers. Vous ne tarderez pas à vous en rendre compte.
Dieu ordonne à Son Messager de dire aux impies : Je ne vous demande aucun salaire contre ce message ni pour les conseils que je vous prodigue, surtout des biens de ce monde, et je ne suis pas de ceux qui s'imposent en y ajoutant quelque chose de moi-même, ni d'en diminuer, mais je n'y cherche que la satisfaction de mon Seigneur. À ce propos, Masrouq rapporte : « En nous rendant une fois chez Abdullah Ben Mass'oud, il nous dit : « Ô hommes ! celui qui a une certaine connaissance d'une chose qu'il la transmette, sinon qu'il dise : « Dieu est le plus savant » s'il n'a aucune connaissance. Dieu — à Lui la puissance et la gloire — a dit à Son Prophète — qu'Allah le bénisse et le salue — :
Dis : Je ne sollicite aucune rétribution et je n'ai rien d'un beau parleur.
« Le Coran est une leçon pour l'univers » — s'agit-il d'hommes ou de génies. « Vous ne tardrez pas à vous en rendre compte » au jour de la résurrection. Al-Hassan Al-Basri a dit :
Ô fils d'Adam, quand tu meurs, tu sauras la nouvelle certaine.