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37 - Les Ranges

introduction

  1. SOURATE DES RANGS

182 versets

Révélée tout entière à La Mecque à la suite de la sourate du Bétail

1-5

was-saffâti saffan faz-zâjirati zajran fattaliyâti dikran inna ilâhakum lawâhidun rabbu-s-samâwâti wal-ardi wamâ baynahumâ wa rabbu-l-masâriqi

Par ceux qui sont en rangs serrés, qui montent une garde vigilante et qui répètent inlassablement le nom d'Allah, je jure que votre Allah est un. Qu'il est le Maître des cieux et de la terre et de l'espace qui les sépare et qu'il est le Maître de l'Orient.

Ibn Mass'oud a dit que les versets précités parlent des anges qui sont au ciel. Dans le même sens, Jaber Ben Samoura rapporte que le Messager de Dieu - qu'Allah le bénisse et le salue - a dit à ses compagnons:

Pourquoi ne vous mettez-vous pas en rangs comme font les anges devant leur Seigneur?

On lui demanda: «Et comment ils se mettent en rangs?». Il répliqua:

Ils complètent les premiers rangs en se serrant les uns contre les autres

«Qui montent une garde vigilante» (en arabe: Az-Zajirate), on lui a donné plusieurs interprétations: As-Souddy a avancé que les anges poussent les nuages. D'après Al-Rabi' Ben Anas: ce sont les versets du Coran qui renferment les interdictions. Pour d'autres, ce sont aussi les anges qui repoussent les démons afin de ne plus entendre ce qui est récité ou décidé au ciel.

«Et qui répètent inlassablement le nom de Dieu» c'est-à-dire, d'après As-Souddy, les anges portent les révélations et le Coran pour les communiquer aux hommes, comme Dieu a dit ailleurs:

Par les distinctions qu'elles ont faites, par les enseignements qu'elles ont apportés.

Puis Dieu jure par sa propre personne «Je jure que votre Allah est Un» pour affirmer son unicité et qu'il est le Seigneur des cieux et de la terre et de ce qui se trouve entre les deux. Il est «le Maître de l'Orient» en se contentant de citer l'orient car, d'office, l'autre côté le suit, et c'est de ce côté que les astres et planètes apparaissent pour se coucher dans

6-10

innâ zayyanâ-s-samâ'a-d-dunyâ bizinatini-l-kawâkibi wa hifzan min kulli shaytânin mâridin lâ yassamma'ûna ilâ-l-mala'i-l-a'lâ wa yuqd hafûna min kulli jânibin duhûran wa lahum 'adhâbun wâsibun illâ man khatifa-l-khatfata fa'atba'ahû shihâbun thâqibun

Nous avons orné le ciel d'une parure d'étoiles qui le défendent contre les démons rebelles. Elles les empêchent de venir écouter ce qui se passe dans le monde céleste. Les démons se trouvent ainsi repoussés de toutes parts, avec violence, et ils sont en butte à une hostilité incessante. Celui d'entre eux qui arrive à surprendre quelques paroles est frappé par un tison ardent.

Les habitants de la terre, en contemplant le ciel, le trouvent décoré d'un ornement d'étoiles, car aussi bien les planètes que les astres éclairent la terre. Dieu a dit ailleurs :

Nous avons orné de constellations le ciel qui enveloppe la terre. Nous les lançons comme projectiles contre les démons. (67:5)

«Qui le défendent contre les démons rebelles». Ceux parmi les démons qui essaient d'écouter ce qui se passe dans le ciel seront atteints par un bolide flamboyant les empêchant ainsi d'accomplir leur tâche. Ils seront donc repoussés de toutes parts et subiront un châtiment éternel. À l'exception de celui qui aura réussi à percevoir une certaine parole, la transmet à celui qui se trouve au-dessous de lui, et le dernier la transmet à un autre, et ainsi de suite jusqu'à ce que cette parole parvienne à un devin. Nous avons déjà cité un hadith dans ce sens.

À ce propos, Ibn Abbas a dit : «Les démons avaient des sièges au ciel pour écouter les révélations. Les étoiles étaient immobiles et les démons n'étaient pas frappés par un dard flamboyant. Une fois qu'ils entendaient la parole céleste, ils la transmettaient à la terre en y ajoutant neuf autres de chez eux. Après la venue du Messager de Dieu - qu'Allah le bénisse et le salue -, chaque fois qu'un démon essaie d'entendre une parole quelconque, il est frappé par un tison ardent sans le manquer et le brûle. Les démons se plaignirent alors à leur chef Iblis - que Dieu le maudisse -, qui leur répondit : «Cela n'est dû qu'à une affaire très importante». Il envoya alors ses troupes pour trouver le Messager de Dieu - qu'Allah le bénisse et le salue - en train de prier dans la vallée de Nakhleh. Ils retournèrent chez Iblis pour le mettre au courant, il s'écria :

Tel est donc l'événement important dont je vous ai parlé

11-19

fas-taftihim 'ahum 'ashaddu khalqan 'am man khalaqnâ innâ khalaqnâhum min tînin lâzibim bal 'ajibta wa yashharûn wa idhâ dhukirû lâ yadhkurûna wa idhâ ra'aw 'âyatan yastaskhirûna wa qâlû in hâdhâ 'illâ sihrun mubînun 'a'idhâ mitnâ wa kunnâ turâban wa 'izâman a'innâ lamab'ûthûna wa 'âbâ'unal-'awwalûna qul na'am wa antum dâkhirûna fa'innamâ hiya zajratun wâhidatun fa'idhâ hum yanzurûna

Prle-léur de dire qui est plus résistant, d'entre eux ou des autres créatures? Eux, nous les avons créés de terre glaise. Et, malgré cela, chose étrange, ils se permettent de railler. Si on leur prêche le bien, ils n'en tiennent aucun compte. Reçoivent-ils une preuve, ils la tournent en dérision. Ils disent: «Cela n'est certainement que magie. Est-ce possible qu'une fois morts et réduits à des ossements et de la poussière, nous soyons ressuscités? Nous et nos ancêtres?». Dis: «Oui, et vous vous humilierez». Un seul commandement retentira et tous les morts se soulèveront, hagards.

Dieu ordonne à son Prophète:

Dis aux incrédules qui renient la résurrection: Quel est plus difficile de créer les hommes ou de créer les cieux et la terre et ce qu'ils renferment? Ils avoueront certainement que les premiers. Si c'est ainsi, pourquoi renient-ils donc la résurrection? du moment qu'ils contemplent d'autres créations qui sont beaucoup plus importantes?

Ensuite Dieu parle de la création de l'homme qui est né d'une substance insignifiante: «de terre glaise». Ô Mouhammad, tu t'étonnes de leur reniement alors que tu es certain de cette résurrection et que les hommes seront reconstitués, et eux de plaisanter et s'en moquer! Quand ils voient un miracle ou un signe, leur moquerie ne fera qu'augmenter et diront: «Cela n'est certainement que magie».

Est-ce possible qu'une fois morts et réduits à des ossements et de la poussière, nous soyons ressuscités?

trouvant cela une chose impossible.

Dis-leur, ô Mouhammad, vous serez ressuscités ainsi que vos ancêtres, et vous serez humblement soumis. Et pour montrer Son omnipotence, Dieu dit:

Un seul commandement retentira et tous les morts se soulèveront, hagards

Il n'y aura qu'un seul cri et voilà que les hommes comparaîtront devant leur Seigneur pour constater les affres du jour de la résurrection.

20-26

wa qâlû yâ waylanâ hâdâ yawmu-d-dîni hâdâ yawmu-l-fasli-l-ladhî kuntum bihî tukadhdhibûna ḥshurû-l-ladhîna zalamû wa 'azwâjuhum wa mâ kânû ya'budûna min dûni-l-lâhi fa-hdûhum ilâ ṣirâṭi-l-jaḥîmi wa qifûhum 'innahum mas'ûlûna mâ lakum lâ tanâṣarûna bal humu-l-yawma mustaslimûna

«Malheur à nous, s'écrieront-ils, voilà qu'est arrivé le jour de la résurrection. Le jour du jugement suprême auquel nous ne croyions pas». Rassemblez les coupables et leurs épouses et les divinités qu'ils adoraient, en dehors d'Allah, et acheminez-les sur l'enfer. Arrêtez-les. Ils ont des comptes à rendre. «Pourquoi ne vous soutenez-vous pas mutuellement?» Loin de là, aujourd'hui, ils s'abandonneront complètement à Allah.

Au jour de la résurrection, les impies ne blâmeront qu'eux-mêmes et avoueront tout, mais, hélas, ce sera trop tard. «Malheur à nous, s'écrieront-ils, voilà qu'est arrivé le jour de la résurrection». Et les anges et les croyants leur répondront:

Voilà le jour de la Décision! Vous le traitiez de mensonge

en les réprimandant et les invectivant. Dieu dira alors: «Rassemblez les coupables et leurs épouses» un verset qui fut un sujet de différentes interprétations:

An-Nou'man Ben Bachir a dit: les épouses et ceux qui leur sont semblables.

'Omar a dit:

Ceux qui pratiquaient l'adultère, vivaient de l'usure et les buveurs de vin invétérés, hommes et femmes

Ils seront rassemblés avec les divinités qu'ils adoraient en dehors de Dieu dans une même place, et il sera dit: «Acheminez-les vers l'enfer», qui, chaque fois qu'il se refroidit, on l'attisera.

«Arrêtez-les. Ils ont des comptes à rendre». Alors ils seront interrogés sur toutes leurs paroles et œuvres dans le bas monde. À cet égard on a rapporté que le Messager de Dieu - qu'Allah le bénisse et le salue - a dit:

Tout homme qui aura appelé les autres à une chose (adoration d'un autre que Dieu), sera arrêté avec elle, même si l'homme aura appelé un autre (à un égarement)

puis il récita: «Arrêtez-les. Ils ont des comptes à rendre». Et dans le même sens, Ibn Al-Moubarak a dit:

Au jour du jugement, tout homme sera interrogé ainsi que ceux qui lui tenaient compagnie dans le bas monde, et à titre de réprimande et de blâme, on leur dira: «Pourquoi ne vous soutenez-vous pas mutuellement» comme vous le faisiez. Mais ce jour-là, ils chercheront à se soumettre.

27-37

wa 'aqbala ba'duhum 'alâ ba'din yatasâ'alûna qâlû 'innakum kuntum ta'tûnanâ 'ani-l-yamîni qâlû bal-lam takûnû mu'minîna wamâ kâna lanâ 'alaykum min sultânin bal kuntum qawman tâgîna fahaqqa 'alaynâ qawlu rabbinâ 'innâ ladhâ'iqûna fa'agwaynâkum innâ kunnâ gâwîna fa'innahum yawma'idhin fil-'adhâbi mushtarikûna 'innâ kadhâlika naf'alu bil-mujrimîna 'innahum kânû 'idhâ qîla lahum lâ 'ilâha 'illâ-l-Lâhu yastakbirûna wa yaqûlûna 'a'innâ latârikû 'âlihatinâ lishâ'irin majnûnin bal jâ'a bil-haqqi wa saddaqa-l-mursalîna

Se tournant les uns vers les autres, ils se feront de mutuels reproches. Vous nous avez imposé votre manière de voir, diront les uns. Ce n'est pas vrai, diront les autres, vous n'avez pas voulu croire. Nous n'avons exercé aucune contrainte sur vous. Mais vous étiez mutuellement réfractaires. Voici que se réalise la parole de notre Seigneur. Le moment d'expier est venu. Ce jour-là, ils seront tous confondus dans la même peine. C'est ainsi que nous traiterons les coupables. Quand ils entendaient dire: «Il n'y a d'autre Allah qu'Allah», ils souriaient de dédain et protestaient: «Allons-nous renier nos dieux pour un poète en délire». Erreur. Il apporte la vérité et confirme la mission des autres Prophètes.

Au jour du rassemblement, les incrédules échangeront les reproches comme ils se disputeront dans l'abîme de la Géhenne: «Les faibles diront aux puissants:

Nous vous avons fidèlement servis sur terre. Pouvez-vous atténuer tant soit peu notre supplice en enfer. (40:47)

Dans un autre verset, Dieu parle de leur discussion quand il a dit:

«Ah si tu pouvais assister à la comparution des méchants devant leur Seigneur quand ils se rejetteront les uns sur les autres la responsabilité. Les faibles diront aux puissants: «Sans vous nous aurions cru.» [Coran XXXIV,

Quant à ce verset:

Vous nous avez imposé votre manière de voir, diront les uns

il fut interprété de plusieurs façons:

  • D'après Ibn Abbas, les faibles diront aux puissants: Comme vous étiez plus forts que nous, vous nous contraigniez à vous suivre alors que nous n'étions que trop faibles et humiliés.
  • Moujahed a dit: «Les impies diront aux démons: vous nous détourniez de la voie droite.»
  • Qatada a dit: «Les hommes diront aux démons: vous nous empêchiez de voir le bien sans toutefois que vous nous en accordiez quoi que ce soit.»
  • As-Souddy, de sa part, l'a commenté et dit: «Vous nous empêchiez de voir la vérité en nous embellissant l'erreur».

Enfin Ibn Zaid a dit:

Vous vous interposiez entre nous et le bien, en nous repoussant de suivre la vérité, de nous convertir à l'Islam, d'avoir la foi et de faire le bien qui nous a été ordonné.

Les chefs parmi les génies et les humains diront à leurs suivants:

«Ce n'est pas vrai, vous n'avez pas voulu croire». Ce n'est pas du tout comme vous prétendez, vos cœurs étaient loin de la foi et enclins vers l'incrédulité et la rébellion. Quant à nous: «Nous n'avons exercé aucune contrainte sur vous» sans vous présenter aucun argument justifiant notre comportement vis-à-vis de vous et à quoi nous vous appelions. «Mais vous étiez naturellement réfractaires» et des gens dépassant toute mesure en reniant la vérité. C'est pourquoi vous nous avez suivi en délaissant ce que les Prophètes vous ont apporté. «Voici que se réalise la parole de notre Seigneur. Le moment d'expier est venu. Si nous vous avons égarés, c'est que nous l'étions nous-mêmes». Nous allons donc subir le même châtiment que le vôtre. «Ce jour-là, ils seront tous confondus dans la même peine». C'est ainsi que Dieu agit envers les coupables et les précipite tous en Enfer. Dans le bas monde: «Quand ils entendaient dire: «Il n'y a d'autre dieu qu'Allah», ils souriaient en dédain en s'enorgueillissant et disaient:

Allons-nous renier nos dieux pour un poète en délire?

Dans un hadith authentifié le Messager de Dieu - qu'Allah le bénisse et le salue - a dit:

J'ai été ordonné de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils témoignent qu'il n'y a d'autre divinité que Dieu. Celui qui aura dit: «Il n'y a d'autre divinité que Dieu», ses biens et sa personne seront préservés sauf dans le cas où il sera jugé coupable, et Dieu - à lui la puissance et la gloire - réglera son compte (Ibn Abi Hatem (d'après Abou Houraira))

Ibn Abi Hatem a rapporté que Abou Al-'Ala a dit:

Au jour de la résurrection, on amènera les juifs et on leur dira: «Qu'adoriez-vous?» Ils répondront: «Nous adorions Dieu et 'Ouzair». Mettez-vous à gauche, leur sera-t-il dit. Puis on amènera les chrétiens et on leur demandera: «Qu'adoriez-vous?» Ils répondront: «Nous adorions Dieu et Jésus». Mettez-vous à gauche, leur sera-t-il dit. Ensuite on amènera les polythéistes et on leur demandera de témoigner qu'il n'y a d'autre divinité que Dieu, mais ils s'enorgueilliront. On leur ordonnera alors de se tenir à gauche, et on leur répétera cela trois fois!

Abou Nadra, un des rapporteurs du hadith dit:

Ceux-là partiront à une vitesse tel un vol d'oiseaux. Et Abou Al-Ala de continuer: «Enfin on amènera les musulmans et on leur demandera: «Qu'adoriez-vous?» Ils répondront: «Nous adorions Dieu le Très Haut». On leur dira: «Le reconnaîtrez-vous si vous le rencontrez?» Oui, répliqueront-ils. - Comment le reconnaîtrez-vous du moment que vous ne l'avez pas rencontré? - Nous savions qu'il n'a pas un égal. Dieu le Béni et le Très Haut leur sera reconnaissant et sauvera les croyants». «Et protestaient»: Allons-nous renier nos dieux pour un poète en délire?

Cela signifie: Allons-nous abandonner nos divinités sur les dires de ce poète possédé? Pour les démentir, Dieu leur répond:

«Erreur. Il apporte la vérité» il s'agit de Mouhammad - qu'Allah le bénisse et le salue - qui confirme la mission des autres Prophètes et qu'ils étaient véridiques. Car ces Prophètes avaient déjà annoncé à leurs peuples la venue du Messager de Dieu qui jouit de toutes les bonnes qualités et qui apporte la voie droite aux hommes.

38-49

'innakum la-dhâ'iqû-l-'adhâbi-l-'alîmi wa-mâ tujzawna 'illâ mâ kuntum ta'malûna 'illâ 'ibâda-L-Lâhi-l-mukhlasîna 'ulâ'ika lahum rizqun ma'lûmun fawâkihu wa-hum mukramûna fî jannâti-n-na'îmi 'alâ sururin mutaqâbilîna yutâfu 'alayhim bikâ'sin min-ma'înin baydâ'a ladhdhatin li-sh-shâribîna lâ fîhâ ghawlun wa-lâ hum 'anhâ yunzafûna wa-'indahum qâsirâtu-t-tarfi 'înun ka'annahunna baydun maknûnun

Vous subirez un châtiment douloureux. Vous ne serez rétribués que selon vos œuvres. Au contraire, les fidèles serviteurs d'Allah recevront de continuels bienfaits et toutes sortes de fruits. Ils seront entourés d'égards dans de délicieux jardins confortablement assis et se contemplant les uns les autres. On leur présentera, dans des coupes, un breuvage limpide, d'une saveur délicieuse, ni enivrante, ni déprimante. Leurs épouses auront de grands yeux chastes un teint clair soigneusement protégé.

Dieu fait savoir aux hommes qu'ils subiront le châtiment atroce en exceptant ses serviteurs fidèles croyants, comme il a dit ailleurs :

Ceux-là seront précipités sans exception. La décision a été arrêtée irrévocablement par ton Seigneur. Je sauverai ensuite les soumis et je laisserai les méchants agenouillés dans l'enfer. (19:71-72)

Ces

serviteurs croyants et fidèles ne goûteront plus le châtiment douloureux ni auront un compte à rendre, plutôt Dieu passera outre de leurs péchés s'ils en avaient quelques-uns. Quant à leurs bonnes actions, il les leur décuplera jusqu'à atteindre sept cent multiples et plus encore.

«Recevront de continuels bienfaits» qui signifient le Paradis d'après As-Souddy «et toutes sortes de fruits. Ils seront entourés d'égards» en leur servant, et vivront dans le bien-être et la félicité «dans de délicieux jardins, confortablement assis» les uns en face des autres sans tourner le dos, comme a dit Moujahed.

On leur présentera, dans des coupes, un breuvage limpide, d'une saveur délicieuse, ni enivrante, ni déprimante,

dont ils ne seront ni

excédés ni enivrés car Dieu a affirmé que le vin du paradis sera entièrement différent de celui du bas monde qui cause le mal de tête et l'ébriété. On a dit aussi que le vin du paradis coulera à flots et n'aura aucune couleur comme les boissons alcooliques du bas monde, et plus encore il n'a aucune odeur qui fera dégoûter, enfin il ne causera aucun mal en le prenant tel le mal de tête, ou le mal au

ventre. Ibn Abbas, de sa part, a avancé que le vin est à l'origine de quatre maux : l'ivresse, la migraine, la nausée et la polyurie.

«Leurs épouses auront de grands yeux chastes» qui accaparent tous leurs regards. «Un teint clair soigneusement protégé» ou selon une autre traduction du verset suivant son sens arabe : ces épouses sont semblables au blanc caché de l'œuf pour signifier qu'elles sont très pures, car ce blanc d'œuf est gardé de toute saleté ou souillure. À ce propos, Anas rapporte que le Prophète - qu'Allah le bénisse et le salue - a dit :

Je serai le premier ressuscité au jour de la résurrection, qui prendrai la parole une fois que les hommes viendront, qui leur annoncerai la bonne nouvelle s'ils éprouvent une certaine tristesse, qui intercéderai en leur faveur s'ils seront retenus (sur le pont), qui tiendrai l'étendard de louanges, et le plus honoré parmi les fils d'Adam sans orgueil. Mille éphèbes seront à mon service qui ressembleront au blanc caché de l'œuf ou aux perles cachées (Ibn Abi Hatem, Tirmidzi qui a cité une partie)

50-61

fa ’aqbala ba‘duhum ‘alâ ba‘din yatasa ’alûna qâla qa’ilun minhum ’innî kâna lî qarînun yaqûlu ’a’innaka lamina-l-musaddiqîna ’a’ida mitnâ wa kunnâ turâban wa ‘izâman ’a’innâ lamadînûna qâla hal antum muttali‘ûna fattala‘a fara’âhu fî sawa ’il-jahîmi qâla ta-L-Lâhi in kitta laturdîni walawlâ ni‘matu rabbî lakuntu mina-1muhdaîna ’afamâ nahnu bi mayyitîna ’ilia' mawtatanâ-1- ’ûlâ wanâ nahnu bimu‘ad d abîna ’inna hâdâ lahuwa-l-fawzu-l-‘azimu ( 60 ) limitli hâdâ faly a‘mali-l-‘âmilûna- ( 61 ).

Ils s'accosteront les uns les autres en se posant des questions. L'un d'eux raconte: «j'avais un compagnon sur terre. Il me confiait: «Es-tu parmi les croyants? Crois-tu qu'une fois morts et réduits en poussière, nous aurons des comptes à rendre?» Il ajoutera: «Voulez-vous m'accompagner?» Il s'avancera, puis montrant son compagnon au fond de l'enfer, il dira: «Par Allah, tu as failli me perdre. Sans la grâce de mon Seigneur, je serais maintenant à tes côtés». Est-ce possible que nous ne mourrions plus jamais, après la mort que nous venons de subir. Est-ce possible que nous ayons définitivement échappé au châtiment? C'est là une chance extrême. C'est à atteindre un tel résultat que doivent tendre les efforts des gens courageux.

Les élus du paradis feront des tournées les uns chez les autres pour s'enquérir de leur état actuel et parleront de ce qu'ils avaient fait dans le bas monde, en se mettant tous autour d'une table pour boire et manger, ou pour mener des causeries, en se relaxant sur des lits de repos et les éphèbes leur serviront en leur apportant toute bonne nouvelle de ce qu'œil n'a vu, ni oreille n'a entendu ni un cœur n'a imaginé. L'un d'entre eux dira: «J'avais un compagnon sur terre» qui est un démon, selon les dires de Moujahed, ou un polythéiste dont une amitié les liait dans le bas monde, d'après Ibn Abbas. Ces deux interprétations, d'après l'auteur de cet ouvrage, ne se contredisent pas, car le démon parmi les génies peut faire des suggestions à un humain qui lui tend l'oreille et écoute ses paroles comme Dieu le montre dans ce verset:

Ils s'influencent les uns sur les autres en embellissant leurs discours et en usant d'artifices (6:112)

et dans ces versets:

Contre les embûches de celui qui tente et se dérobe ensuite, qui suggère le mal aux hommes, que ce tentateur soit génie ou homme (114)

Il me confiait: «Es-tu parmi les croyants?» qui croyaient à la résurrection, au rassemblement, au compte et à la rétribution?

Il dira cela en s'étonnant et reniant ce fait. «Crois-tu qu'une fois morts et réduits en poussière, nous aurons des comptes à rendre?» pour en être rétribués? Cet homme croyant dira aux autres: «Voulez-vous m'accompagner?» En s'avançant vers l'Enfer, il y trouvera son compagnon au fond de l'abîme du feu! Qatada a dit:

En regardant dans l'Enfer, cet homme apercevra les crânes des damnés qui bouilliront

Ce croyant dira alors à l'incrédule: «Par Allah, tu as failli me perdre» si j'avais suivi tes conseils et écouté tes paroles. Mais, sans la grâce de Dieu «je serai maintenant avec toi» Dieu m'a fait miséricorde et m'a mis sur la voie droite en me dirigeant vers la foi et l'adoration.

Le croyant s'exclama:

Est-ce possible que nous ne mourrions plus jamais, après la mort que nous venons de subir. Est-ce possible que nous ayons définitivement échappé au châtiment?

Il sera ainsi content de ce que Dieu lui a accordé et surtout son séjour éternel au Paradis, la demeure de la haute considération où il n'y a ni mort ni supplice. «C'est là une chance extrême». Al-Hassan Al-Basri l'a commenté et dit: «Les croyants penseront que tout bien-être la mort lui mettra une fin, et diront:

N'est-ce pas vrai que nous ne mourons que notre première mort sans avoir subi le châtiment?

On leur répondra: «Non, vous aurez un bonheur éternel sans limites». Puis Dieu exhorte les hommes:

C'est à atteindre un tel résultat que doivent tendre les efforts des gens courageux

C'est de cette façon que les hommes doivent agir et œuvrer pour aboutir à cela.

La raison pour laquelle ces versets furent révélés, As-Souddy l'a racontée selon le récit suivant:

«Deux associés de Beni Israël se séparèrent en partageant leur capital et chacun eut une somme de trois mille dinars. L'un d'eux était croyant et l'autre incrédule. Ils demeurèrent séparés le temps que Dieu voulut. Un jour ils se rencontrèrent, et l'un d'entre eux dit à l'autre:

Qu'as-tu fait de ton argent? L'as-tu utilisé pour faire un commerce quelconque?

Le croyant lui répondit: «Non, jamais de cela, et toi, qu'en as-tu fait?». L'incrédule de répliquer:

J'ai acheté des terrains, des palmiers et des fruits à mille dinars

L'autre s'exclama: «As-tu fait cela vraiment?». - Oui, dit l'autre. Retournant chez lui, le croyant pria la nuit ce que Dieu voulut, et la prière terminée, il prit les mille dinars et dit:

Grand Dieu, mon ex-associé a acheté des terrains arrosés à mille dinars et des palmeraies, il mourra demain en laissant tout. Quant à moi, avec ces mille dinars, j'achète de Toi des terrains au Paradis

Le lendemain matin, il partagea cette somme entre des gens pauvres.

Après une certaine période, ils se rencontrèrent de nouveau, et l'un d'entre eux posa la même question à l'autre, et celui-ci de répondre:

Comme mes terrains sont très vastes et exigent un travail continu, et un entretien pénible, j'ai dû acheter des esclaves à mille dinars à ces fins

Le croyant, revenant chez lui, pria, et quand il acheva sa prière, dit:

Grand Dieu, mon ex-associé a acheté des esclaves à mille dinars pour le servir, certainement il ne tardera pas à mourir en laissant derrière lui terrains et esclaves. Quant à moi, j'achète de Toi des esclaves au Paradis

Le lendemain matin, il partagea mille dinars entre les pauvres et les misérables.

La troisième fois quand ils se rencontrèrent, la même discussion eut lieu, et le mécréant de dire:

Comme le mari d'une certaine femme mourut, je l'ai épousée en lui présentant une dot de mille dinars, et elle, à son tour, m'a rendu cette somme et m'a offert une somme pareille

La nuit le croyant fit une prière et dit:

Grand Dieu, mon ex-associé a épousé une femme en lui donnant une dot de mille dinars. Bientôt il mourra, ou elle mourra, en laissant tous les deux ce qu'ils possèdent. Quant à moi, je t'offre mille dinars afin que Tu me donnes comme épouse une houri du Paradis

Le matin, il partagea mille dinars entre les pauvres et les misérables.

En se rencontrant de nouveau, alors que le croyant était démuni, et l'autre monté sur un cheval, il reconnut son ex-associé, lui donna une poignée de main et lui demanda:

Pourquoi vis-tu ainsi, n'as-tu pas pris la même somme que la mienne, qu'en as-tu faite? Raconte-moi tout?

Et le croyant de répondre: «Je l'ai prêtée à une personne solvable et fidèle». L'incrédule lui demanda: «Qui est cette personne?». - Mon Seigneur, répliqua l'autre. Alors l'incrédule retira sa main et dit:

Es-tu parmi les croyants? Crois-tu qu'une fois morts et réduits en poussière, nous aurons des comptes à rendre?

Sur ces entrefaites, il le quitta, et le croyant le voyant agir de la sorte, revint chez lui attristé pour vivre dans la misère tandis que l'autre mena une vie aisée le temps que Dieu a voulu.

Au jour de la résurrection, Dieu fit entrer le croyant au Paradis. En s'y déplaçant d'une place à une autre et contemplant ce qu'il y a comme terrains, rivières, dattiers et fruits, demanda: «À qui appartient tout cela?». On lui répondit: «À toi». Alors il s'exclama:

Gloire à Dieu, qu'est-ce que j'ai fait pour le mériter? Mes œuvres dans le bas monde m'ont-elles procuré tous ces bienfaits?

Il passa ensuite par une foule innombrable d'esclaves, puis par une coupole faite de corindon à l'intérieur de laquelle il vit des houris aux grands yeux, en se demandant toujours à qui appartient tout cela, et on lui répondit: «À toi». À la fin, il se souvint de son ex-associé et dit: «J'avais un compagnon sur terre. Il me confiait:

Es-tu parmi les croyants? Crois-tu qu'une fois morts et réduits en poussière, nous aurons des comptes à rendre?

Comme le Paradis occupe une place dominant l'Enfer, Dieu lui montra son compagnon dans l'abîme de la Géhenne. En le voyant, il lui dit:

Par Allah, tu as failli me perdre. Sans la grâce de mon Seigneur, je serais maintenant à tes côtés

Il se souvint alors de sa pauvreté dans le bas monde et de la vie de misère qu'il a passée, et, de tout cela, seule la mort lui fut la chose la plus pénible qu'il ait

62-70

'adâlika hayrun-nuzulan 'am sajaratu-z-zuqûmi 'innâ ja'alnâhâ fitnatal-lizzâlimîna 'innahâ sajaratun tahruju fî 'asli-l-jahîmi tal'uhâ ka'annahû ru'ûsu-s-sayâtîni fa'innahum la'âkilûna minhâ famâli'ûna minhâ-l-butûna tumma 'inna lahum 'alayhâ lasaw ban min hamîmin tumma 'inna marji'ahum la'ilâ-l-jahîmi 'innahum 'alfaw 'âbâ'ahum dâllîna fahum 'alâ 'âtârihim yuhra'ûna

Que vaut-il mieux ? un tel sort ou l'arbre de Zakkoum ? Nous en avons fait un objet de controverse pour les impies. C'est un arbre qui pousse au fond de l'enfer. Ses fruits ressemblent à des têtes de démons. Les damnés les consommeront et s'en rempliront le ventre. Ils boiront par-dessus de l'eau bouillante. Après chaque séance, ils retourneront à l'enfer. Ils avaient trouvé leurs pères dans l'erreur. Ils suivirent leurs traces sans réfléchir.

Tout ce qui se trouve au Paradis comme nourriture, boisson, houris aux grands yeux et délices, peut-on le comparer à l'arbre Zakkoum qui est au fond de l'enfer réservé aux impies? Dieu en a fait «Un objet de controverse pour les impies». Car les idolâtres, en discutant à son sujet, les uns disaient aux autres: Cet homme (le Prophète) vous raconte que dans l'Enfer un tel arbre existe et qui dévore tous les autres arbres! Dieu fit alors cette révélation: «C'est un arbre qui pousse au fond de l'enfer», nourri du feu, et du feu il fut créé. Dieu l'a mentionné également dans cet autre verset:

Ton rêve, nous ne te l'avons suggéré que pour éprouver les hommes, et c'est dans le même dessein que nous avons introduit l'histoire de l'arbre maudit dans le Coran. Plus nous essayons de les convaincre et plus ils s'entêtent dans leur insoumission (17:60)

Et pour montrer la laideur de cet arbre et la répugnance à le voir, Il a dit: «Ses fruits ressemblent à des têtes de démons». Et d'autant plus, quand ils en mangeront de cet arbre, les impies seront contraints à boire pour se débarrasser de son goût, tellement il sera amer et dégoûtant, et ils ne trouveront que de l'eau bouillante. Dans le même sens, Ibn Abbas -que Dieu l'agrée- rapporte que le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- a récité ce verset et dit:

Hommes! craignez Dieu comme il se doit, et sachez que si une seule goutte de l'arbre Zakkoum était tombée dans les mers, elle aurait gâté toute la vie et les moyens de subsistance des habitants de la terre. Qu'en sera-t-il alors de ceux dont la nourriture sera de cet arbre? (Tirmidzi, Nassaï, Ibn Maja)

«Ils boiront par-dessus de l'eau bouillante». D'autres exégètes ont avancé que leur boisson ne sera pas de l'eau bouillante tout simplement, mais un mélange d'eau, de pus, de sanie et tout ce qui sort des parties intimes des réprouvés de l'Enfer. En approchant cette boisson de leurs visages, le scalpe tombera sur le visage, les entrailles seront déchirées qui, en marchant, les entraîneront derrière eux et, en plus, ils seront frappés avec des massues de fer.

«Après chaque séance, ils retourneront à l'enfer» dans une fournaise qui sera toujours attisée, et la scène se répétera pour l'éternité. Abdullah Ben Mass'oud disait:

Par celui qui tient mon âme dans sa main, au milieu du jour de la résurrection, les élus seront conduits au Paradis et les réprouvés à l'Enfer

Puis il récitait:

Ce jour-là, les élus du Paradis jouiront d'une paix délicieuse et d'un lieu de repos enchanteur (25:24)

«Ils avaient trouvé leurs pères dans l'erreur». Ce qui signifie: Ces gens-là, ayant trouvé leurs pères dans un égarement total, n'avaient fait que de suivre leurs traces sans aucune preuve ni un signe évident, comme Dieu a dit: «Ils suivirent leurs traces sans y réfléchir».

71-74

walaqad dalla qablahum aktaru-l-awwalīna wa laqad arsalnā fīhim mundhirīna fanzur kayfa kāna āqibatu-l-mundhirīna illā ibāda-llāhi-l-mukhlasīna

Avant eux, il en fut de même pour la plupart des peuples. Ce n'est pas faute de leur avoir envoyé des Prophètes. Considère quelle a été la fin de ceux qui ont été prévenus. Seuls les fidèles serviteurs d'Allah ont échappé à cette fin.

Dieu raconte qu'il a envoyé aux peuples passés des Prophètes, car ils étaient dans un égarement total en adorant d'autres divinités en dehors de Lui, pour les avertir contre Sa vengeance et Son châtiment mais ils persévérèrent dans leur aberration sans tenir compte des avertissements. Pour les punir, Dieu les a anéantis et a sauvé les croyants. Il rappelle cela aux hommes en s'adressant à son Prophète :

Considère quelle a été la fin de ceux qui ont été prévenus

75-82

walaqad nâdânâ Nûhun falani'ma-l-mujîbûna wa najjaynâhu wa ahlahû mina-l-karbi-l-'azîmi wa ja'alnâ dhurriyyatahû humu-l-bâqîna wa taraknâ 'alayhi fî-l-âkhirîna salâmun 'alâ Nûhin fî-l-'âlamîna 'innâ kadhâlika najzî-l-muhsinîna 'innahû min 'ibâdinâ-l-mu'minîna thumma aghraqnâ-l-âkharîna

Noé nous rappela à son aide. Il ne pouvait en souhaiter de plus efficace. Nous les sauvâmes, lui et sa famille, de l'épouvantable catastrophe. Nous ne laissâmes subsister dans le pays que sa postérité. Nous l'épargnâmes avec les derniers survivants. Que le salut soit sur Noé dans ce monde et dans l'autre. C'est ainsi que nous récompensons les hommes de bien. Il était du nombre de nos serviteurs fidèles. Puis nous engloutîmes les autres.

Comme les autres Prophètes, Noé fut traité de menteur, et très peu nombreux fut le nombre de ceux qui ont cru en lui, malgré qu'il ait demeuré neuf cent cinquante ans en les appelant au Seigneur. Mais ils persévérèrent dans leur incrédulité et leur rébellion. Dieu se courrouça contre le peuple impie, sauva Noé et les siens, et fit noyer les autres en répondant à l'imploration de Noé et l'épargna de la grande détresse.

Nous ne laissâmes subsister dans le pays que sa postérité

Samoura a dit :

Les fils de Noé qui survécurent sont : Sam le père des Arabes, Ham le père des Abyssiniens et Yafeth le père des Romains

«Que le salut soit sur Noé en ce monde». Qatada et As-Souddy ont commenté cela en disant : «Tous les peuples qui sont venus après ont demandé le salut pour Noé et fait son éloge. «C'est ainsi que nous récompensons

les hommes de bien» ceux qui se soumettent à Dieu, L'adorent et font le bien ayant une langue sincère, «il était du nombre de nos serviteurs fidèles» qui avaient la foi et proclamaient l'unicité de Dieu. «Puis nous engloutîmes les autres» sans laisser après aucune trace d'eux.

83-87

wa 'inna min shî'atihî la-'Ibrâhîma 'idh jâ'a rabbahu biqalbin salîmin 'idh qâla li'abîhî wa qawmihî mâdhâ ta'budûna 'a'ifkan 'âlihatan dûna-L-Lâhi turîdûna famâ zannukum birabbi-l-'âlamîna

Abraham fut de la même religion. Il se présenta à son Seigneur avec un cœur pur. Il demanda à son père et à son entourage : « Qu'adorez-vous ? Préférez-vous de fausses divinités à Allah ? » Quelle conception avez-vous donc du Maître de l'univers ?

Abraham fut de la secte de Noé en suivant sa religion. Quant au terme «pur», Ibn Abbas l'a expliqué et dit:

Il témoignait qu'il n'y a d'autres divinités que Dieu

D'après Ibn Abi Hatem, Awf demanda à Mouhammad Ben Sirine: «que signifie le cœur pur?». Il lui répondit:

C'est à dire qu'il sait que Dieu est la Vérité, l'heure suprême aura lieu sans aucun doute et que Dieu ressuscitera ceux qui gisent dans les tombes

«Il demanda à son père et à son entourage: «Qu'adorez-vous?» une question qui signifie le reniement des idoles et les statues. «Préférez-vous de fausses divinités à Allah? Quelle conception avez-vous donc du Maître de l'univers?». Cela signifie, d'après Qatada, que pensez-vous de ce que Dieu va faire de vous lorsque vous le rencontrerez alors que vous avez adoré un autre que Lui?

88-98

fanazara nazratan fî-n-nujûmi faqâla 'innî saqîmun fatawallaw 'anhu mudbirîna farâga 'ilâ 'âlihatihim faqâla 'alâ ta'kulûna mâlakum lâ tantiqûna farâga 'alayhim darban-bil-yamîni fa- 'aqbalû 'ilayhi yazzifûna qâla 'ata'budûna mâ tanhatûna wa-LLâhu khalaqakum wamâ ta'malûna qâlû-b-nû lahû bunyânan fa- alqûhû fî-l-jahîmi fa'arâdû bihî kaydan faja'alnâhumu-l-'asfalîna

Ces réflexions faites, il tourna ses regards du côté des étoiles, en disant: «Je suis indisposé» Ses compagnons le quittèrent et partirent. Une fois seul, il se dirigea du côté des idoles et leur adressa ces propos: «Pourquoi ne mangez-vous pas? Pourquoi ne parlez-vous pas?» Puis il se précipita sur elles et se mit à les frapper avec violence. Ses compagnons revinrent sur leurs pas en toute hâte. «Comment, vous adorez des statues que vous avez vous-mêmes sculptées?» leur dit Abraham. «N'est-ce pas Allah qui vous a créés ainsi que tout ce que vous façonnez?» Ils se dirent entre eux: «Dressons un bûcher et jetons-le dans les flammes» Ils voulurent lui tendre une embûche. Nous déjouâmes leurs desseins

Profitant de la sortie de ses concitoyens pour célébrer la fête, Abraham voulut rester en ville afin qu'il brise les idoles pendant leur absence. Il déclara devant eux: «Je suis indisposé» pour ne plus participer à la fête et exécuter son projet. «Ses compagnons le quittèrent et partirent». Sa contemplation des étoiles comme a dit Qatada, n'était qu'un moyen pour les faire détourner de son dessein. Abraham -que Dieu le salue- n'a menti, de son vivant, que trois fois: Deux mensonges pour la cause de Dieu qui sont: «Je suis indisposé», et «C'est le plus grand d'eux» (21:63). Après avoir brisé les statues et accroché la pioche au cou de la plus grande. Quant au troisième mensonge, en demandant à Sarah sa femme de dire au roi qu'elle est sa sœur (voulant dire: sa sœur en religion). Ses mensonges n'étaient donc pas pour mentir en fait, mais pour un but qui émanait de sa foi.

Durant leur absence, et à l'insu de toute personne, Abraham entra où se trouvaient les statues, et leur demanda: «Pourquoi ne mangez-vous pas?» car les idolâtres avaient mis devant elles de la nourriture comme une offrande pour expier leurs péchés. A cet égard, As-Souddy a avancé: «Abraham entra dans la maison des dieux, dans une grande salle, à la porte se trouvait la plus grande, puis la plus petite et ainsi de suite. Devant chacune on a mis de la nourriture. Les idolâtres disaient:

Si en retournant les dieux avaient béni ces nourritures nous les prendrions

Abraham -que Dieu le salue- leur demanda aussi: «Pourquoi ne parlez-vous pas?». Ne recevant aucune réponse, «il se précipita sur elles et se mit à les frapper avec violence», avec sa main droite qui est la plus forte, d'après une autre traduction, il les mit en pièces à l'exception de la plus grande. Sans doute, songea-t-il, ces gens reviendront-ils vers elle.

Ses compagnons revinrent sur leurs pas en toute hâte

pour reprocher à Abraham son acte. Il les réprimanda et dit:

Comment vous adorez les statues que vous avez vous-mêmes sculptées

en dehors de Dieu. «N'est-ce pas Allah qui vous a créés ainsi que tout ce que vous façonnez?». Recevant son aveu, ils le prirent pour un coupable et dirent entre eux: «Dressons un bûcher et jetons-le dans les flammes». Son histoire avec eux fut détaillée dans la sourate des Prophètes, comme nous l'avons montrée. Ils voulurent lui jouer un mauvais tour, mais Dieu les a humiliés.

99-113

wa qâla 'innî dâhibun 'ilâ rabbî sayahdîni rabbi hab lî mina-s-sâlihîna fa-bas-sarnâhu bigulâmin halîmin falammaâ balaga ma'ahu-s-sa'ya qâla yâ bunyya 'innî 'arâ fil-manâmi 'annî 'adbahuka fan-zur mâdâ tarâ qâla yâ 'abati-f-'al mâ tu'maru satajidunî 'in sâ'a-LLâhu min-a-s-sâbirîna falammâ 'aslamâ wa tallahû lil-jabîni wa nâdaynâhu 'an yâ 'Ibrâhîmu qad saddaqta-r-ru'yâ 'innâ kadâlika najzî-l-muhsinîna 'inna hâdâ lahuwa-l-balâ'u-l-mubînu wa fadaynâhu bi-dabhin 'azîmin wa taraknâ 'alayhi fî-l-'âhirîna salâmun 'alâ 'Ibrâhîma kadâlika najzî-l-muhsinîna 'innahû min 'ibâdinâ-l-mu'minîna wa bas-sarnâhu bi-'Ishâqa nabiyyan min-a-s-sâlihîna wa bâraknâ 'alayhi wa 'alâ 'Ishâqa wa min dhurriyyatihimâ muhsinun wa zâlimun linafsihî mubînun

«Je retourne à mon Seigneur, dit Abraham. C'est Lui qui me dirigera. Seigneur, supplia-t-il, donne-moi une honnête postérité. Nous lui annonçâmes qu'il aurait un fils d'une grande douceur de caractère. Lorsque son fils fut en âge de se diriger, Abraham lui dit: «O mon fils, j'ai rêvé que je t'immolais en sacrifice. Qu'en penses-tu?». O mon père, lui dit son fils, exécute ce qui t'est ordonné. Je serai courageux s'il plaît à Allah.» Ils s'étaient résignés et Abraham lui avait déjà couché le front contre terre quand nous lui criâmes: «O Abraham! tu as exécuté ton rêve. Nous, de notre côté, nous secourons les hommes de bien. C'était là une dure épreuve. Nous rachetâmes l'enfant contre une victime de grande valeur. Nous laissâmes subsister la postérité d'Abraham. Que le salut soit sur lui. C'est ainsi que nous secourons les gens de bien. Il a été parmi les croyants fidèles. Nous lui annonçâmes la venue d'Isaac comme Prophète d'entre les justes. Nous lui accordâmes notre bénédiction ainsi qu'à Isaac. Parmi leur descendance, il y eut des bons et des méchants.

Dieu accorda la victoire à Abraham, son ami, sur son peuple. Désespérant de leur conversion, surtout après ce qu'ils avaient déjà constaté comme preuves éclatantes, Abraham les quitta en disant :

Je retourne à mon Seigneur. C'est Lui qui me dirigera. Seigneur, supplia-t-il, donne-moi une postérité.

C'est-à-dire des fils soumis et obéissants à la place de ses concitoyens incrédules. «Nous lui annonçâmes qu'il aurait un fils d'une grande douceur de caractère», qui fut Ismaël — que Dieu le salue —, car il était le fils aîné d'après les dires des exégètes et plus âgé qu'Isaac. D'après les gens du Livre, Ismaël fut né alors qu'Abraham — que Dieu le salue — avait quatre-vingt-six ans, et Isaac fut né alors qu'Abraham avait l'âge de quatre-vingt-dix-neuf ans. Ils ont mentionné dans leurs Livres d'une façon erronée qu'Isaac fut le fils que Dieu a ordonné d'immoler, parce qu'il était leur ancêtre. Mais en réalité ce fut Ismaël le père des Arabes. Même certains parmi les ulémas musulmans les ont crus et ont adopté leur histoire non fondée. En voilà le Livre de Dieu, ce glorieux Coran, qui cite explicitement qu'Ismaël était le fils en question, car Il a dit :

Nous lui annonçâmes la venue d'Isaac comme Prophète d'entre les justes

Et dans un autre verset, Il a dit :

Nous lui annonçâmes qu'elle donnerait le jour à Isaac et qu'Isaac aurait un fils, Jacob (11:71)

Ce qui signifie que Jacob naîtra de leur vivant et sera parmi sa descendance. Comment donc sera-t-il ordonné à Abraham d'immoler Isaac alors qu'il était un nourrisson ? Et Dieu a dit qu'Ismaël sera d'un doux caractère.

«Lorsque son fils fut en âge de se diriger, Abraham lui dit : «Ô mon fils, j'ai rêvé que je t'immolais». Donc Ismaël était dans un âge capable de travailler. Oubaid Ben 'Oumair a dit :

Le rêve du Prophète est une révélation — ou une inspiration

«Ô mon père, lui dit son fils, exécute ce qui t'est ordonné. Je serai courageux s'il plaît à Allah». Abraham fut ordonné d'immoler son fils car ce sera pour lui une chose facile, et pour éprouver sa patience et sa résignation en obtempérant aux ordres divins, et à l'ordre de son père. Il lui répondit carrément : «Exécute ce qui t'est ordonné». Quant à moi, je patienterai et j'espérerai ma récompense de Dieu. Il fut sincère en répondant à son père, et Dieu a dit de lui :

Mentionne Ismaël dans le Livre. Il respectait la foi jurée. Ce fut un Prophète (19:54)

Ils s'étaient résignés et Abraham lui avait déjà couché le front contre terre

Cette résignation, comme ont avancé les exégètes, fut une soumission à Dieu : le père en sacrifiant son fils, et ce dernier en demandant le martyre, et tous les deux avaient témoigné qu'il n'y a d'autres divinités que Dieu. Abraham jeta son fils le front à terre afin de ne plus voir comment il allait l'immoler.

Ibn Abbas a raconté :

Abraham fut ordonné de faire quelques rites avant l'égorgement de son fils. Le premier fut le parcours, et le démon survint pour l'empêcher mais Abraham put le devancer et l'emporta sur lui. Puis Gabriel — que Dieu le salue — mena Abraham à Jamarat Al-'Aqaba, mais comme le démon le devança, Abraham le lapida par sept cailloux et le chassa, et ce fut le même auprès de la Jamarat Moyenne. Ces rites terminés, il renversa son fils sur le front alors qu'Ismaël — que Dieu le salue — portait une chemise blanche. Il lui dit : «Père, comme je ne porte que cette chemise, laisse-moi l'ôter afin qu'elle me serve de linceul une fois mort.» À ce moment-là une voix interpella Abraham de derrière : «Ô Abraham, tu as exécuté ton rêve». Il regarda derrière lui pour trouver un bélier blanc, cornu et aux prunelles noires.

As-Souddy a dit :

Abraham passa plusieurs fois le couteau sur le cou d'Ismaël sans toutefois réussir à le couper, car il y avait comme une plaque de cuivre qui l'empêcha de le faire, c'est alors que la voix interpella Abraham pour lui indiquer qu'il y a derrière lui un bélier.

«C'est ainsi que nous secourons les gens de bien», en éloignant d'eux tout genre de malheur, et en leur donnant une issue favorable à leurs affaires, comme Dieu a dit :

Allah tirera toujours d'affaire celui qui Le craint, et le pourvoira par des moyens qu'il ne soupçonne pas (65:2-3)

«C'était là une dure épreuve», et quelle épreuve pourrait être plus dure que d'égorger son propre fils ? Mais Abraham — que Dieu le salue — fit montre d'une soumission totale au Seigneur. Dieu a dit de lui en faisant son éloge : «… ceux d'Abraham, modèle de fidélité» (53:37).

Lequel d'Ismaël ou d'Isaac fut l'objet de l'égorgement ? Nous avons déjà avancé, d'après Ibn Abbas, qu'il fut Isaac. Mais suivant une autre version, il fut Ismaël, comme ont rapporté plusieurs exégètes et toujours d'après Ibn Abbas.

  • Ibn Ishaq rapporte qu'il a entendu Mouhammad Ben Ka'b Al-Qoradhi dire : «Des deux fils qu'Abraham avait, Dieu lui ordonna d'égorger Ismaël, et nous trouvons cela clairement dans le Livre de Dieu car Dieu, après avoir mentionné cette histoire, a dit : «Nous lui annonçâmes (à la femme d'Abraham) qu'elle donnerait le jour à Isaac et qu'Isaac aurait lui-même un fils, Jacob» (11:71). Donc Dieu n'allait pas ordonner d'immoler Isaac du moment qu'il a promis à Abraham qu'Isaac aurait d'autres fils ; comment pourrait-il avoir telle postérité s'il avait été égorgé ? Non ! Il s'agit sûrement d'Ismaël».
  • Dans d'autres récits, Mouhammad Ben Ka'b rapporte : «Étant au pays de Châm chez Omar Ben Abdul Aziz, et évoquant l'histoire d'Abraham avec son fils, Omar manda un homme juif qui s'était converti, et lui demanda : «Lequel des deux fils Abraham fut ordonné d'égorger ?». Il lui répondit : «Ô prince des croyants, par Dieu ce fut Ismaël ; les juifs connaissent bien cette réalité mais ils vous jalousent, ô vous les Arabes, afin que votre père ne jouisse pas de cette grâce divine et ce grand mérite pour prix de sa résignation à Ses ordres. Ils présument que c'était Isaac car il était leur père».»

Pour corroborer cette réalité, et après avoir mentionné l'histoire de l'égorgé, Dieu dit ensuite :

Nous lui annonçâmes la venue d'Isaac comme Prophète d'entre les justes

À savoir que le Prophète Isaac ne fut mentionné qu'après le Prophète Ismaël comme il est cité dans d'autres sourates telles que «Houd» et «Al-Hijr».

Nous lui accordâmes notre bénédiction ainsi qu'à Isaac. Parmi leur descendance, il y eut des bons et des méchants

tout comme Dieu a dit ailleurs :

Ô Noé, lui dit-il, descends de l'arche, sain et sauf. Nous te bénissons toi et ceux qui t'accompagnent. Il est des peuples auxquels nous accorderons les biens de ce monde et auxquels nous infligerons un châtiment douloureux dans l'autre (11:48)

pour affirmer que parmi des générations à venir, il y aura des gens qui feront le bien et d'autres qui seront injustes envers eux-mêmes et qui mériteront le châtiment.

114-122

walaqad mananna 'alâ Mûsâ wa Hârûna wa najjaynâhumâ wa qawmahumâ mina-l-karbi-l-'azîmi wa nasarnâhum fakânû humu-l-ghâlibîna wa 'ataynâhumâ-l-kitâba-l-mustabîna wa hadaynâhumâ-s-sirâta-l-mustaqîma wa taraknâ 'alayhimâ fîl-'â- khirîna salâmun 'alâ Mûsâ wa Hârûna 'innâ kadhâlika najzî-l-muhsinîna 'innahumâ min 'ibâdinâ-l-mu'minîna

Nous avons comblé de bienfaits Moïse et Aaron. Nous les sauvâmes eux et leur peuple d'un grand malheur. Nous les soutînmes. Ils furent vainqueurs. Nous leur donnâmes le Livre qui éclaircit toutes choses. Nous les dirigeâmes dans la bonne voie. Nous laissâmes subsister leur postérité. Que le salut soit sur Moïse et Aaron. C'est ainsi que nous secourons les gens de bien. Ils ont été parmi les croyants

Dieu raconte les bienfaits qu'Il avait accordés à Moïse et à son frère Aaron : la Prophétie, leur délivrance de la noyade ainsi que celle de leur peuple, leur défense contre les méfaits des autres qui tuaient les enfants mâles en laissant les femelles survivre et en les asservissant pour exécuter les travaux les plus humiliants, puis la victoire qu'Il leur a accordée sur Pharaon et son peuple, les bijoux et d'autres biens qu'ils ont apportés avec eux en sortant d'Égypte, enfin le Pentateuque qui contient les enseignements clairs et décisifs, etc.

Après le départ de Moïse et d'Aaron, Dieu leur laissa un renom dans les générations à venir, les salua et montra que c'est ainsi qu'Il récompense les gens qui font le bien et les croyants.

123-132

wa 'inna 'Ilyâsa la-mina-l-mursalîna 'idh qâla liqawmihî 'alâ tattaqûna 'atad'ûna Ba'lan wa tadharûna 'ahsana-l-khâliqîna -LLâha rabbakum wa rabba 'âbâ'ikumu-l-'awwalîna fakadhdhabûhu fa- 'innahum lamuhdarûna 'illâ 'ibâda-L-Lâhi-l-mukhlasîna wa taraknâ 'alayhi fî-l-'âkhirîna salâmun 'alâ 'Ilyâsîna 'innâ ka- dhâlika najzî-l-muhsinîna 'innahû min 'ibâdinâ-l-mu'minîna

Elie fut un de nos Prophètes. Il dit à son peuple: «Pourquoi ne craignez-vous pas Allah? Allez-vous adorer Baal plutôt que le meilleur des créateurs. Allah, votre Maître et le Maître de vos ancêtres» Ils le traitèrent d'imposteur. Ils répondront de ce péché. Ne seront saufs que nos fidèles serviteurs. Nous laissâmes subsister sa postérité. Que le salut soit sur la famille d'Eliacin. C'est ainsi que nous secourons les gens de bien. Il a été parmi les croyants fidèles

Elie était Idriss (Enoch) d'après l'avis de Qatada, Ibn Mass'oud et Ad-Dahak. Mais Wahb Ben Mounabah a avancé :

Elie était le fils de Nassai Ben Finhas, un Prophète que Dieu a envoyé aux fils d'Israël après Ezéchiel. Son peuple adorait une idole appelée Baal. Il les appela à l'adoration de Dieu sans rien Lui associer. Le roi se convertit mais il ne tarda pas à apostasier ainsi que le peuple. Ce Prophète demanda à Dieu de retenir la pluie trois années consécutives. Les hommes le supplièrent d'implorer Dieu afin de leur envoyer de la pluie en le promettant de croire. Peu après ils devinrent de plus en plus mécréants. Le Prophète Elie demanda alors à son Seigneur de le rappeler à Lui. De son vivant, un autre Prophète fut un de ses disciples appelé Elisée Ben Akhtoub.

Allez-vous adorer Baal plutôt que le meilleur des créateurs ?

Qui était Baal ? Une question qui a suscité beaucoup d'interprétations :

  • Moujahed et Ibn Abbas ont dit qu'il était un quelconque seigneur outre que Dieu.
  • Ibn Ishaq a déclaré que des gens avisés lui ont dit que les hommes adoraient une femme du nom Baal.
  • Pour Abdul Rahman Ben Zaid, c'était une idole que les habitants de Baalbeck (une ville au Liban) adoraient.

Il les incita à adorer Dieu seul qui mérite cela, en dehors de qui il n'y a d'autres divinités. Comme les autres Prophètes, il fut traité de menteur, et ces mécréants seront sûrement des réprouvés de l'Enfer. Seuls seront sauvés ceux qui croyaient.

«Que le salut soit sur la famille d'Eliacin». Suivant une autre traduction : «Paix sur Elie», car Eliacin n'est d'autre qu'Elie comme on dit en arabe, selon le dialecte de Bani Asad : Ismaïl et Ismaïn. C'est ainsi que Dieu récompense ceux qui font le bien et les croyants.

133-138

wa inna Lūṭan la-mina-l-mursalīna idh najjaynāhu wa ahlahū ajmaīna illā ajūzan fī-l-ghābirīna thumma dammarnā-l-ākhirīna wa innakum la-tamurrūna alayhim muṣbiḥīna wa bi-l-layli a- falā taqilūna

Loth fut un de nos Prophètes. Nous le sauvâmes ainsi que toute sa famille. Seule, sa femme fut parmi les victimes. Elle périt avec les autres. Vous foulez journellement les lieux de leur aventure. Vous le foulez aussi la nuit. Ne comprendrez-vous pas ?

Loth -que Dieu le salue- subit le même sort que les Prophètes qui lui ont précédé et furent traités tous d'imposteurs. Dieu le sauva ainsi que sa famille à l'exception de sa femme qui périt avec les autres incrédules à la suite du châtiment céleste. Leur demeure fut transformée en une mare d'eau pourrie (qui est située actuellement en Trans-Jordanie) appelée : «La mer morte». Les Qoraichites passèrent par ce lac nuit et jour dans leurs voyages (au pays de Châm). Les hommes doivent considérer quelle a été la fin de ceux qui ont vécu avant eux. Dieu les a exterminés. La même fin est réservée aux

139-148

wa 'inna Yûnusa la mina-l-mursalîna 'idh 'abaqa 'ilâ-l-fulki-l-mashḥûni fasâhama fakâna mina-l-mudḥaḍîna faltaqamahu-l-ḥûtu wa huwa mulîmun falawlâ 'annahû kâna mina-l-musabbiḥîna lalabitha fî baṭnihî 'ilâ yawmi yub'athûna fanabadhnâhu bil-'arâ'i wa huwa saqîmun wa 'anbatnâ 'alayhi shajaratan min yaqṭînin wa arsalnâhu 'ilâ mi'ati 'alfin 'aw yazîdûna fa'âmanû famatta'nâhum 'ilâ ḥînin

Jonas fut un de nos Prophètes. Il se réfugia sur une barque chargée d'émigrants. On tira au sort. Il fut parmi les perdants. Un poisson l'avala. Or, il nous avait offensé. Sans ses prières il serait resté dans son ventre jusqu'au jour de la résurrection. Nous le rejetâmes épuisé sur une plage déserte. Nous fîmes pousser à ses côtés une plante grimpante. Nous le déléguâmes comme Prophète à une population de plus de cent mille âmes. Elle se convertit. Nous la laissâmes encore jouir de la vie un certain temps.

Nous avons déjà raconté l'histoire de Jonas en commentant la sourate des Prophètes. Le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue-, comme il est cité dans les deux Sahih, a dit :

Il ne convient à quiconque de dire que je suis meilleur que Yonas Ben Matta (Jonas fils de Mattieu).

Jonas s'enfuit (de son peuple) sur un vaisseau bondé (de marchandises), comme a avancé Ibn Abbas, puis on tira au sort et il se trouva au nombre des perdants. Comme le vaisseau fut balloté par les vagues et les hommes furent sur le point de se noyer, ils firent un tirage au sort pour jeter dans la mer celui dont le sort le désigna, et ce fut Jonas qui devait être la victime, et même cela fut répété trois fois. Mais, en vérité, les hommes eurent l'intention de lui épargner ce sort. Quant à lui, il se dévêtit et se jeta dans les flots. Dieu alors ordonna à une baleine de l'avaler sans lui causer aucun mal. Elle le prit et en fit le tour de tout l'océan, et Jonas fut dans son ventre croyant qu'il était mort. En faisant bouger ses membres il constata qu'il était encore vivant. Il s'y leva et fit une prière. Il implora Dieu par ces mots :

Mon Seigneur, j'ai pris comme une place de prière dont nul parmi les hommes n'y parviendrait

Combien de temps il demeura dans le ventre de la baleine ? Trois jours selon les dires de certains, ou une semaine selon d'autres, ou même quarante selon d'autres. Quant à Moujahed, la baleine l'avala au moment de Ad-douha et le rejeta le soir. Et c'est Dieu qui est le plus savant.

Sans ses prières, il serait resté dans son ventre jusqu'au jour de la résurrection

Pour commenter ce verset, on se contente de citer ce hadith rapporté par Anas qu'il le remonte au Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- Il a dit : «Alors que Jonas -que Dieu le salue- se trouvait dans le ventre de la baleine, il implora Dieu par ces mots :

Ô Grand Dieu, gloire à Toi. Oui, j'ai été parmi les injustes

Cette imploration parvint au-dessous du Trône. Les anges dirent :

Seigneur, c'est une voix faible et connue, mais elle provient d'une contrée très loin

Dieu répondit : «Ne reconnaîtrez-vous donc pas cette voix ?». - Non, répliquèrent-ils. Dieu -à Lui la puissance et la gloire- dit : «C'est Mon serviteur Younos». Les anges s'exclamèrent :

Ton serviteur Jonas dont ses œuvres sont agréées et ses supplications exaucées ? Seigneur ! Ne fais-Tu pas miséricorde à celui qui Te glorifiait dans l'aisance pour que Tu le délivres au moment du malheur ?

  • Certes oui, rétorqua Dieu. Il ordonna alors à la baleine de le jeter sur une terre nue.

N.B. D'après certains exégètes, Younos avait prédit à son peuple qu'une calamité le frapperait à cause de son insoumission à Dieu et son injustice. Ce peuple commença alors à implorer Dieu pour l'en débarrasser. Younos, et avant qu'il le lui autorisât, quitta son peuple. Dieu, pour le punir, ordonna à la baleine de l'avaler, et ensuite de le rejeter ailleurs hors de son pays.

(Le traducteur)

Où se trouve cette terre nue où il n'y a eu ni plantes ni demeures ? D'après Ibn Abbas : Sur une rive du fleuve Dijla (Tigre) en Iraq. On a dit aussi au Yémen, mais Dieu est le plus informé.

Quant à la plante grimpante, elle est la citrouille selon les dires d'Ibn Abbas et Ibn Mass'oud.

Nous le déléguâmes comme Prophète à une population de plus de cent mille âmes

Le message dont il fut chargé de communiquer lui fut révélé après sa sortie du ventre de la baleine, selon les dires d'Ibn Abbas. Mais Moujahed a précisé que ce fut avant que la baleine ne l'avalât. Le nombre de cette population qui fut un sujet de controverse n'a pour nous aucune importance, mais ce qu'il faut retenir c'est que tous les hommes ont cru en Younos et ils se sont convertis. «Nous les laissâmes jouir de la vie un certain temps». C'est-à-dire jusqu'à leur terme fixé par Dieu, comme Il a dit :

Que n'ont-elles cru les cités d'autrefois ? La foi eût été profitable. Seul, le peuple de Jonas s'est converti. En récompense, nous l'avons soustrait à un châtiment ignominieux dans ce monde et nous l'avons laissé jouir de la vie pendant un certain temps (10:98)

149-160

fastaftihim ’alirabbika-l-banâtu wa lahûm-u-1- banûna ’am halaqna1-mala’ikata ’inâtan wa hum sâhidûna ’ala ’innahum min ’ifkihim layaqulûna walada-l-lâhu wa ’innahum lakadibûna ’astafâ-1banâti ‘alâ-l-banîna mâlakum kayfa tahkumûna ’afalâ tad akkarûna ’am lakum sultanun mubînun fa ’tû bikitâbikum ’in kuntum sâdikîn wa ja'alû baynahû wa bayna-l-jinnati nasaban walaqad ‘alimati-l-jinnatu ’innahum lamuhdarûna subhâna-L-Lâhi ‘ammâ yasifûna ’illâ ‘ibâda-L-Lâhi-1- muhlasîna

Demande à ton peuple s'il trouve bon que ton Seigneur ait des filles alors que lui-même recherche des garçons. Avons-nous créé les anges du sexe féminin? En ont-ils été témoins? Effectivement cédant à leur goût de mensonge, ils disent : «Allah a des enfants». Ils mentent. Allah préférerait-il les filles aux fils? Qu'est-ce qui vous incite à porter un tel jugement? Ne réfléchissez-vous pas? Avez-vous une preuve péremptoire? Produisez un Livre, si vous dites vrai. Ils attribuent des liens de parenté avec Allah. Pourtant les génies eux-mêmes savent qu'ils comparaîtront un jour devant Allah. Gloire à Allah. De telles calomnies ne l'atteignent pas. Ne seront saufs que nos fidèles serviteurs.

Dieu désapprouve les dires des Qoraichites idolâtres qui lui imputent d'avoir choisi les filles pour lui et eux de préférer les garçons, en d'autres termes : ce qui est bon est à eux et le mauvais à Dieu, comme Il a montré leur comportement dans ce verset :

Annonce-t-on à quelqu'un la naissance d'une fille ? son visage s'assombrit et il suffoque de colère (16:58)

Comment donc osent-ils faire ce partage en choisissant pour eux-mêmes le meilleur ? Il abhorre aussi leurs dires dans cet autre verset :

Ainsi vous auriez des fils et Allah des filles ? injuste répartition que celle-ci (53:21-22)

Comment jugent-ils en faisant les anges du sexe féminin, ont-ils assisté à leur création ? Comme Il a dit ailleurs :

Ils prétendent que les anges -ces serviteurs du Miséricordieux- sont des filles. Ont-ils assisté à leur création ? De pareilles prétentions seront consignées et ils auront à en répondre (43:19)

au jour de la résurrection. C'est bien de leur imposture de dire que Dieu a des enfants. Poussés par leur incrédulité, ils ont forgé sur Dieu trois mensonges : 1 - ils ont fait des anges les filles de Dieu -que sa gloire soit exaltée-, 2 - puis ils les ont adorées en dehors de Lui et 3 - ils ont prétendu que Dieu a des enfants.

Qu'est-ce qui vous incite à porter un tel jugement ?

N'avez-vous pas de la raison pour réfléchir ? «Avez-vous une preuve péremptoire ?» Si c'est ainsi, apportez donc votre Livre si vous êtes sincères ! D'autant plus «ils attribuent aux génies de parenté avec Allah», qui fut commenté par Moujahed de la façon suivante : Ayant dit que les anges sont les filles de Dieu, Abou Bakr demanda : «Quelles sont donc leurs mères ?». Les idolâtres répondirent : «Elles sont les filles des chefs des génies». Ces gens ignorent-ils que même les génies comparaîtront devant le Seigneur pour être jugés et pour répondre de leurs dires erronés. Ibn Abbas a dit : «Ces incrédules, les ennemis de Dieu prétendent -que le Seigneur- qu'il soit béni et exalté- est le frère d'Iblis ! Gloire à Lui, très éloigné de ce qu'ils imaginent, «et telles calomnies ne l'atteignent pas. Ne seront saufs que nos serviteurs fidèles» ceux qui ont cru à la vérité apportée par Ses Prophètes.

161-170

fa'innakum wamâ ta'budûna mâ 'antum 'alayhi bifâtinîna illâ man huwa sâlil-jahîmi wamâ minnâ 'illâ lahû maqâmun ma'lûmun wa'innâ lanahnu-s-saffûna wa'innâ lanahnu-l-musabbihûna wa'in kânû layaqûlûna law'anna 'indanâ dikran mina-l-'awwalîna lakunnâ 'ibâda-L-Lâhi-l-mukhlasîna fakafarû bihî fasawfa ya'lamûna

Vous et vos idoles ne gagnerez à votre cause que les hommes de l'enfer. Chacun de nous, disent les anges, a sa place fixée d'avance. Nous sommes disposés en rangs, et nous célébrons la gloire d'Allah. Les arabes disaient : « Si nous avions un Livre comme en ont eu les anciens nous serions les plus fidèles serviteurs d'Allah ». Et pourtant ils nient le Coran. Ils apprendront un jour la vérité

Dieu s'adresse aux polythéistes: Ni vous, ni ce que vous adorez, ne serez des tentateurs dressés contre lui, sauf pour celui qui tombera dans la fournaise. Ceux qui vous suivront seront plus égarés encore que vous, ceux-là :

ont de l'intelligence et ils n'en usent pas. Ils ont des yeux et ils ne voient pas. Ils ont des oreilles et ils n'entendent pas. Ils sont ni plus ni moins que des bêtes. Que dis-je, ils sont plus égarés que des bêtes ! Tels sont les insouciants (7:179)

Ceux-là ne suivent que la religion qui mène à l'incrédulité, au polythéisme et à l'égarement.

Puis Dieu pour innocenter les anges de ce qu'ils leur ont attribué comme étant les filles de Dieu, dit (par leur bouche) : «Chacun de nous a sa place fixée d'avance» au ciel pour célébrer la gloire de Dieu, et il ne saurait la dépasser ni la changer. A cet égard, Aicha -que Dieu l'agréerapporte que le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- a dit : «Pas une place au ciel inférieur sans qu'il n'y ait un ange prosterné ou debout. Tel est le sens des dires divins : «Chacun de nous a sa place fixée d'avance».

Abou Nadra rapporte :

Après le deuxième appel à la prière (l'iqama) Omar faisait face aux hommes et disait : «Mettez-vous bien en rangs, Dieu ne veut par cela que de vous diriger comme les anges». Puis il récitait : «Nous sommes disposés en rangs». Ô un tel, avance-toi, ô un tel, recule un peu, ensuite il dirigeait la prière

Mouslim rapporte dans son Sahih, d'après Houdzaifa, que le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- a dit :

Nous sommes avantagés sur les autres gens par ces trois faveurs : Nos rangs sont semblables à ceux des anges, toute la terre est pour nous un lieu de prière et son sable est purificateur

«Les Arabes disaient :

Si nous avions un Livre comme en ont eu les anciens, nous serions les plus fidèles serviteurs d'Allah

Les polythéistes arabes prétendaient, avant la venue de Mouhammad -qu'Allah le bénisse et le salue-, que s'ils avaient reçu un Livre de la part de Dieu ou une certaine révélation, ou quelqu'un qui les dirigeait en leur rapportant ce qu'il en fut des générations passées, ils auraient cru et seraient devenus des adorateurs fervents. Mais Dieu les démentit en disant :

Ils juraient de toute la force de leurs convictions que, si un Prophète leur venait, ils deviendraient le plus soumis de peuples. Lorsqu'ils eurent un Prophète, leur insoumission ne fit qu'augmenter (35:42)

Et après la venue de Mouhammad -qu'Allah le bénisse et le salue- ils ont mécru, ils seront bientôt jugés pour leur incrédulité et leur

171-179

walaqad sabaqat kalimatunâ li'ibâdinâ-l-mursalîna 'innahum lahumu-l-mansûrûna wa'inna jundanâ lahumu-l-ghâlibûna fatawalla 'anhum hattâ hînin wa'absirhum fasawfa yubsirûna afabi'adhâbinâ yasta'jilûna fa'idhâ nazala bisâhatihim fasâ'a sabâhu-l-mundhârîna wa tawalla 'anhum hattâ hînin wa'absir fasawfa yubsirûna

Nous avons prévenu nos fidèles envoyés qu'ils auraient raison de leurs adversaires et que nos troupes triompheraient. Abandonne-les à leur sort quelque temps. Observe-les. Eux-mêmes verront à quoi ils s'exposent. Ils demandent que nous hâtions notre châtiment ?... Quand celui-ci fondra sur eux, grande sera la détresse de ceux qui ont été avertis en vain. Abandonne-les à leur sort quelque temps. Observe. Eux-mêmes verront à quoi ils s'exposent.

«Nous avons prévenu nos fidèles envoyés» ce qui signifie en d'autres termes : Notre parole a été déjà effectivement donnée aux Prophètes précédents et à ceux qui les ont suivis, qu'ils auraient la bonne fin, comme Dieu a dit ailleurs :

Allah a écrit : «Moi et Mes Prophètes vaincrons». Allah est fort et puissant (58:21)

Dans le bas monde, Dieu donne toujours la victoire à Ses Prophètes et aux croyants sur les incrédules, anéantit les impies qui ont traité les Prophètes de menteurs et ont mécru, et dans l'autre, Prophètes et croyants recevront la belle récompense.

Puis Dieu ordonne à son Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- de supporter les méfaits des impies et d'attendre le moment propice où Dieu le fera vaincre et eux d'attendre le châtiment douloureux qu'ils méritent.

Pourquoi ces idolâtres hâtent-ils le châtiment de Dieu, ils sauront bientôt qu'une fois qu'il les atteigne, «grande sera la détresse de ceux qui ont été avertis en vain» ou, selon le texte arabe :

Ce sera alors un mauvais matin que celui des gens qui auront été avertis

Il est cité dans les deux Sahih, d'après Anas que le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- arriva un matin à Khaibar. Les gens sortirent portant leurs hachettes et leurs pelles, mais, à la vue de l'armée musulmane, retournèrent chez eux en s'écriant : «Mouhammad et Dieu, Mouhammad et son «Khamis». Le Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- dit alors :

Dieu est grand, Khaibar est ruinée. Lorsque nous attaquerons, grande sera la détresse de ceux qui ont été avertis (Boukhari, Mouslim)

N.B. Le mot «Khamis» comme l'ont interprété les exégètes, a deux sens : Le premier signifie l'armée qui fut divisée en cinq parties, le deuxième signifie le jour de jeudi, car le Prophète avait l'habitude d'attaquer en ce jour-là.

(Le traducteur)

Dieu ordonne à son Prophète de se détourner d'eux un certain temps, car ils sauront leur fin inéluctable.

180-182

subhâna rabbika rabbi-l-'izzati 'ammâ yasifûna wa salâmun 'alâ-l-mursalîna wa-l-hamdu li-L-Lâhi rabbi-l-'âlamîna

Gloire à ton Seigneur, le Maître suprême, que n'atteignent pas les calomnies des hommes. Que la paix soit sur les Prophètes. Gloire à Allah, le Maître de l'univers.

Dieu purifie sa propre personne noble et sublime de ce que les idolâtres lui imputent et associent. Qu'Il soit glorifié le Seigneur de la puissance. Que la paix soit sur les Prophètes et les Messagers dans les deux mondes. Le Prophète -qu'Allah le bénisse et le salue- disait toujours à ses compagnons:

Lorsque vous me saluez, saluez aussi les Prophètes

Ibn Abi Hatem rapporte d'après Ach-cha'bi, que le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- a dit: «Celui qui voudra qu'on lui accorde la plus grande récompense au jour de la résurrection, qu'il dise en quittant une assemblée:

Gloire à ton Seigneur, le Maître suprême, que n'atteignent pas les calomnies des hommes. Que la paix soit sur les Prophètes. Gloire à Allah, le Maître de l'univers

Dans un autre hadith, le Messager de Dieu -qu'Allah le bénisse et le salue- disait souvent en quittant une assemblée:

Gloire et louange à Dieu, il n'y a d'autre divinité que Toi. Je te demande le pardon et je reviens repenti vers Toi